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"N'hésitez pas à les nourrir pour les aider": en 15 ans, les populations d’oiseaux des campagnes se sont réduites d’un tiers en France

Grégoire Loïs sur le plateau de RMC le 03/06/2019

Grégoire Loïs sur le plateau de RMC le 03/06/2019 - Capture d'écran RMC Découverte

L'agriculture mais aussi le changement climatique serait à l'origine de ces disparitions selon l'ornithologue Grégoire Loïs, qui évoque "un déclin assez catastrophique".

Un chiffre alarmant. En 15 ans, les populations d’oiseaux des campagnes se sont réduites d’un tiers en France. Et certaines espèces pourraient avoir disparu du ciel français d'ici une dizaine d'années. Une extinction générale qui serait due notamment à l'impact de la révolution agricole. Moineaux, alouettes, perdrix et tourterelles seraient impacté par les disparitions.

"Les populations s’effondrent, il y a un déclin assez catastrophique", alerte Grégoire Loïs, ornithologue au Muséum d’histoire naturelle et auteur de "Ce que les oiseaux ont à nous dire". Selon lui, cette extinction serait donc en partie due à l'impact de la révolution agricole mais également du changement climatique.

"Les oiseaux incarnent un rattachement au vivant et à la vie sauvage"

Selon lui, les oiseaux des grandes plaines agricoles seraient les plus concernés par la réduction de la population, tout comme les petits oiseaux granivores.

"Les oiseaux sont proches de nous grâce à leur capacité à nous échapper par le vol. On les côtoie par tout, dans les milieux ruraux et on les entend tout le temps. Ils incarnent un rattachement au vivant et à la vie sauvage", ajoute Grégoire Loïs.

Ne pas hésiter à nourrir les oiseaux

"Il faut vraiment agir avec une autre révolution des pratiques agricoles. peut-être qu'il faut passer d'une subvention à la production, à une subvention aux services rendus à la nature par les agriculteurs", plaide l'ornithologue qui veut pouvoir proposer une nouvelle agriculture.

En attendant comment peut-on aider les oiseaux au quotidien ? En les nourrissant et en s'intéressant également à eux estime Grégoire Loïs, qui invite tout le monde à les nourrir.

Guillaume Dussourt