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Nourriture de luxe pour animaux: "les gens sont de plus en plus sensibles à l'alimentation de leur chat ou chien"

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Et si les animaux avaient aussi droit à de la bonne nourriture? La diététicienne Christine Palomar a lancé une gamme de verrines gastronomiques pour chiens et chats. Pour 6,90 euros, Médor et Mistigri pourront savourer du bœuf au potimarron ou de la dinde aux courgettes…

Christine Palomar est la créatrice des Gueules étoilées, gamme de nourriture de luxe pour animaux:

"Je suis diplômée de l'école de restauration de Savignac. J'ai ensuite fait un BTS de diététique. Pour mon mémoire, j'avais choisi l'alimentation bio et la santé. En faisant mes recherches sur les pathologies alimentaires, je me suis rendue compte qu'il y avait beaucoup de choses sur les pathologies alimentaires des animaux et notamment des chats et des chiens. Et j'ai gardé ce sujet-là dans ma tête en me disant qu'il y avait peut-être quelque chose à creuser.

Il y a un an j'ai fait davantage de recherches et j'ai commencé à tester. Et j'ai vu qu'il y avait un réel engouement, que les gens étaient de plus en plus sensibles à la santé de leur animal et à leur alimentation.

Les gens sont de plus en plus sensibles à leur propre alimentation donc quand ils ont un animal, ils appliquent un peu la même chose. Une personne végétarienne va avoir tendance à nourrir son animal de manière végétarienne également, il y a un mimétisme.

Les animaux ont une espérance de vie qui diminue à cause de l'alimentation industrielle et souffrent de pathologies comme le diabète, l'obésité, le cholestérol, les problèmes rénaux.

Ces verrines sont aussi consommables par les personnes, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de contre-indication pour un humain d'en consommer contrairement aux croquettes et pâté industriels. Ça ne veut pas pour autant dire qu'on va partager une verrine avec son animal puisque l'appétence n'y est pas: ce n'est pas salé, ça n'a pas un goût qui nous conviendrait, mais elles sont élaborées avec des produits 'nobles'.

"Une clientèle très variée"

J'ai aujourd'hui des demandes d'épiceries fines, de bouchers, de restaurants ou encore d'hôtels qui acceptent les animaux. J'ai aussi un contact à San Francisco. Mais j'attends d'être tout à fait prête pour me lancer. Ma clientèle est très variée. Parce que même une personne qui a une petite retraite va pouvoir dépenser cet argent. C'est selon l'affect et la place que l'on veut donner à l'animal. Donc la catégorie socio-professionnelle s'efface un peu.

J'entends régulièrement des critiques notamment au problème de la faim dans le monde, mais malheureusement, je ne peux rien y faire. Par contre, je peux faire quelque chose pour le bien-être animal.

Après est-ce que tout le monde s'arrête de manger parce qu'il y a des gens qui meurent de faim? Je ne pense pas. Je comprends cet argument mais est-ce que pour autant il ne faut pas prendre soin de nos animaux qui sont parfois des membres de la famille à part entière?"

Propos recueillis par Paulina Benavente