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"Objectif Terre": des premières avancées au sommet de l'ONU

Le sommet sur “l’urgence climatique” s’est ouvert hier à New York au siège de l’ONU. Et les dirigeants ont annoncé leurs premières mesures concrètes.

On peut déjà dire que l’appel d’Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a été en partie entendu. Il demandait la neutralité carbone d’ici 2050, 66 pays ont souscrit à cet objectif, dont la France. 68 pays se sont engagés à revoir à la hausse leur engagement sur le climat d’ici l’an prochain.

Pour rappel, les 195 pays qui ont signé l’accord de Paris en 2015 doivent déposer leurs nouveaux engagements avant la fin de l’année prochaine. Autre demande d’Antonio Guterres en partie entendu: 30 pays ont rejoint une alliance promettant d’arrêter la construction de centrales à charbon à partir de 2020. La France s’est même engagée à fermer ses dernières centrales à charbon en 2022.

Malgré tout, il reste de gros blocages

Niveau financier, 455 millions d’euros seront également débloqués pour aider à protéger les forêts tropicales partout dans le monde, dont l’Amazonie. Et plusieurs pays se sont engagés à augmenter leur contribution au fond vert pour le climat. La France notamment mettra 1,5 milliard d’euros dans ce fond, financé à 80% par des dons.

Le Président français à appeler à se mobiliser sur des actions concrètes contre le gaspillage et le réchauffement. Son discours a été largement applaudi, notamment par la Russie qui a rallié l’accord de Paris lundi.

Malgré tout, il reste de gros blocages. Il y a de grands absents. A commencer par les Etats-Unis. Donald Trump est bien passé dans le coin, mais il était "trop occupé" pour venir s’exprimer, on l’a simplement aperçu une dizaine de min dans la salle.

Le Brésil, le Japon ou encore l’Australie n’ont pas parlé non plus, ils n’ont tout simplement pas eu le droit de le faire, faute d’un vrai plan climat ambitieux à proposer.

Aucune mesure décisive n’a vraiment été annoncée pour inverser la courbe des émissions de gaz à effet de serre

Au sein de l’Europe aussi il y a des pays qui ne semblent pas décider à agir, comme la Pologne par exemple. Emmanuel Macron a annoncé vouloir mettre la pression sur ces pays qui ne veulent pas bouger. On notera en revanche la présence de la Chine et de l’Inde, très gros pollueurs, qui ont compris l’urgence de passer au vert, mais qui n’ont pas annoncé de nouvel engagement.

Au final aucune mesure décisive n’a vraiment été annoncée pour inverser la courbe des émissions de gaz à effet de serre. Enfin reste que tout ce qui sort de ce sommet reste du domaine de la promesse, il n’y a aucune valeur légale. A voir si les dirigeants respecteront leur parole cette fois 

Géraldine de Mori