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Objectif Terre: un paquebot propulsé au gaz naturel liquéfié

Un paquebot de 337 mètres de long, composé de 2 612 cabines a embarqué des vacanciers dimanche à Marseille. Sa spécificité, il pollue beaucoup moins que les autres bateau de croisière. Le Costa Smeralda n'émet aucun rejet de soufre et présente une diminution de 20 % d'émission de CO2. Son carburant, le gaz Naturel Liquéfié, est beaucoup plus respectueux de l'environnement.

Dimanche, à Marseille, des vacanciers ont embarqué sur le Costa Smeralda, un paquebot propulsé au gaz naturel liquéfié. Une première en France. De quoi espérer des croisières plus écolo pour l’avenir. 337 mètres de long, 2612 cabines, c’est un mastodonte typique des bateaux de croisière. Mais grosse différence avec les autres paquebots : celui-ci pollue beaucoup moins. 

Aucun rejet de soufre, 95% de particule en moins et une diminution de 20% des émissions CO2. C’est grâce à son carburant : le GNL, Gaz naturel Liquéfié, un carburant fossile bien plus respectueux de l’environnement que le fuel lourd généralement utilisé. Déjà choisi sur des petits bateaux, c’est la 1ere fois qu’il est utilisé sur un énorme navire de près de 200 000 tonnes. Il faut dire que c’est un sacré pari technologique, notamment parce que le GNL doit être stocké à -160°. Le paquebot a coûté plus d’1 milliard d’euros et il a fallu 5 ans pour le mettre au point dans les chantiers navals Meyer en Finlande. 

D'autres bateaux au gaz naturel liquéfié à venir

Une belle victoire pour les associations de défense de l’environnement. Ça fait des années que les associations dénoncent la pollution de ces énormes bateaux. Sur un bateau de croisière, l’air serait jusqu’à 70 fois plus pollué qu’en ville et pendant une escale, un paquebot a l’arrêt polluerait autant qu’un million de voiture selon l’association France Nature Environnement. 

Donc oui, l'arrivée du Costa Smeralda est une très bonne chose. Encore faut-il que les autres suivent. La MSC, numéro 2 du marché en France, a annoncé l’arrivée de son 1er bateau au GNL en 2022 à Marseille. Objectif : que la moitié des escales en 2025 soit assurée par des bateaux fonctionnant au gaz naturel liquéfié. Il faut dire que le marché des croisières reste très important en Provence: c’est plus 300 millions d’euros de retombées économiques. Avec une image plus verte de nouveaux vacanciers pourraient bien franchir le pont.

Géraldine De Mori