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Où est passée la proposition de loi interdisant la chasse à courre?

LOUIS VA PLUS LOIN - Une proposition d'anciens députés LREM voulait interdire la chasse à courre récemment alors que le débat est ravivé par une nouvelle polémique.

Faut-il interdire la chasse à courre? La question est ravivée par ces images d’un cerf réfugié dans une gare de l’Oise ce mardi. Il y a plusieurs semaines, une proposition de loi avait été déposée en ce sens.

Qu’est devenue cette loi? Elle a disparu, évaporée, faute de temps.

Nous sommes alors le 8 octobre dernier, et une proposition de loi doit être débattue à l’Assemblée nationale sur le bien-être animal, proposition de loi déposée par le groupe Ecologie, Démocratie et Solidarité, qui rassemble d’anciens députés La République en Marche.

Le texte prévoit d’interdire tous les chasses traditionnelles, y compris donc la chasse à courre, et il est défendu par Cédric Villani, qui était venu nous en parler dans Apolline Matin. Le matin, Cédric Villani semblait confiant, mais le soir, l’amendement sur la chasse à courre n’a même pas été voté.

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Pourquoi le vote n’a-t-il pas eu lieu ?

Ce 8 octobre était consacré, à l’Assemblée, à ce que l’on appelle une niche parlementaire. Une fois par mois, l’ordre du jour est fixé par les députés et non le gouvernement. Ce jour-là, c’était donc au tour du groupe Ecologie, Démocratie et Solidarité de choisir ses combats.

Problème, les débats devaient s’achever avant minuit mais ils ont traîné en longueur et l’amendement sur la chasse à courre n’a jamais été mis au vote. Cédric Villani, encore lui, résumait, le soir même, l’affaire en une formule : "Tel le carrosse de Cendrillon, à minuit, la proposition a disparu"

Il faut dire que la majorité n’était pas favorable à cet amendement, et qu’Emmanuel Macron lui-même n’a jamais plaidé pour l’interdiction de la chasse à courre.

En 2017, juste avant son élection, il expliquait au congrès de la fédération des chasseurs: "Ca fait partie de notre art de vivre, j’ai beaucoup d’autres choses à faire, je ne suis pas pour qu’on arrête". Un avis que ne partagent les Français : 82% d’entre eux souhaitent que cette pratique disparaisse.

Louis Amar (avec J.A.)