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Plus éthiques, plus locaux... Nos habits seront-ils plus "verts" à l'avenir?

LECHYPRE D'AFFAIRES - Une nouvelle étude montre que nos habitudes de consommation concernant l'habillement évoluent.

Bonne nouvelle : il va y avoir plus de made in France dans nos dressings. Depuis la crise sanitaire, les Français n’achètent plus selon les mêmes critères. C’est vrai notamment en matière de vêtements car 64% des consommateurs déclarent, dans un sondage réalisé par Opinion Way pour Clearpay, faire plus attention au lieu de fabrication qu'avant.

Derrière le prix, la qualité et les promotions, c’est devenu le critère de choix le plus important. Plus globalement, ce sont désormais les critères de respect de l’environnement qui deviennent décisifs, (circuits courts, donc made in France, packaging sobre, respect de la cause animale…). D’où la décision de Kering (Gucci, Saint Laurent Balenciaga) de renoncer définitivement à la fourrure animale. En revanche, les Français achètent toujours de la même façon.

Les achats sur internet progressent évidemment, mais pas à un rythme plus élevé qu’avant la crise sanitaire. 75% des Français déclarent se rendre au moins une fois par semaine en magasin pour faire leurs courses, autant sinon un peu plus qu’avant la crise sanitaire.

La crise a fait un grand perdant: le vendeur, victime de la montée en puissance du click and collect, du drive et des conseils qu’on va de plus en plus chercher sur les réseaux sociaux.

Est-ce qu’on va acheter moins de vêtements ?

Il y aurait un vrai clivage générationnel assure l’étude de Clearpay. Les 18-34 ans consacrent un plus gros budget aux achats de mode que les plus de 35 ans 116 euros par mois, contre 70 euros pour les plus de 35 ans.

Et ils gardent les vêtements moins longtemps : un peu plus de 4 ans pour les moins de 35 ans, presque 7 ans pour les plus de 35 ans. Sauf que les jeunes, ils achètent et revendent d’occasion, alors que les plus âgés préfèrent donner aux associations. C’est un progrès mais très loin du compte, et ça reste une des industries les plus polluantes du monde.

Emmanuel Lechypre (avec J.A.)