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Pollution: des microbilles de plastique envahissent des plages en Bretagne et sur la côte atlantique

Ces microbilles de plastique sont très nombreuses sur les plages de Bretagne et sur la côte atlantique depuis un mois.

Ces microbilles de plastique sont très nombreuses sur les plages de Bretagne et sur la côte atlantique depuis un mois. - LOIC VENANCE / AFP

Des plages bretonnes et sur la côte atlantique sont envahies de microbilles de plastique depuis un mois. Samedi, une manifestation et une action de ramassage ont eu lieu sur une plage de Pornic (Loire-Atlantique) pour dénoncer cette pollution, dont l'origine est inconnue.

Plusieurs plages en Bretagne et sur la côte atlantique sont touchées par une pollution plastique depuis un mois. Il s'agit de micro-billes, de la taille d'un grain de riz.

Samedi, une centaine de personnes ont participé à une action de ramassage de ces pellets (appelés GPI pour granulés plastiques industriels) ou encore larmes de sirènes, sur une plage de Pornic (Loire-Atlantique). L'initiative a été lancée par l'association Surfrider foundation, selon qui, environ 160.000 tonnes de granulés plastiques industriels sont rejetées chaque année en Europe.

L'origine de ces microbilles est, pour le moment, inconnue. Des analyses ont été menées par le Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux de Brest: le résultat devrait arriver prochainement. De son côté, l'association Surfrider estime que cette pollution serait la conséquence de la perte de conteneurs chargés de granulés.

Des plaintes déposées contre X

Des plaintes contre X ont été déposées par la région Pays de la Loire, par l'État et par plusieurs communes dont Pornic.

"Dès qu’on est impactés par ce genre d’événements, on porte plainte pour mettre nos villes en sécurité parce qu’on ne sait pas combien de petites billes vont arriver", explique Jean-Michel Brard, le maire de Pornic, présent au ramassage sur la plage samedi.

Il s'inquiète des conséquences pour les marins-pêcheurs et pour l'alimentation.

Il y a des "zones de conchyliculture ou d’ostréiculture et pour nos marins-pêcheurs, c'est leur ressource. Il faut absolument que notre ressource soit la plus propre. Des petites billes de plastique, elles vont être mangées par les poissons et par la faune,donc on va les retrouver dans notre alimentation. On est au bout de la chaîne alimentaire donc ce que l’on doit manger doit être propre et ça, ça participe à la pollution de nos aliments", affirme-t-il.

Le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu a, pour sa part, dénoncé un "cauchemar environnemental".

AB