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Pollution: la Chine se débarasse de ses usines

A un mois de la COP 21, la conférence internationale sur le climat, la Chine semble prête à faire des efforts en matière de pollution. Et commence à fermer ses usines de charbon. RMC s'est rendue sur place.

La Chine déclare la guerre à la pollution. A un mois de la COP 21, François Hollande est en Chine, premier pays pollueur de la planète. La Chine est en effet responsable d'un tiers des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Et entend aujourd'hui faire machine arrière.

Première mesure draconienne des autorités de Pékin, se débarrasser des usines au charbon qui polluent l'atmosphère. L'an dernier, rien qu'à Pékin, 400 usines ont été mises à l'arrêt. Aujourd'hui, c'est la province du Hebei le berceau de l'acier en Chine, qui est dans le collimateur des autorités. Pékin prévoit d'y fermer plus de 300 aciéries, sidérurgies et autres usines polluantes d'ici 2017.

RMC s'est rendue à Tangshan, à 200 kilomètres à l’est de la capitale. Dès la gare, on y aperçoit les longues cheminées d’une dizaine d’usines. De certaines, on voit encore s’échapper de la fumée, mais la plupart sont à l’arrêt.

"Plus que deux cheminées qui fonctionnent"

Un passant accepte de nous conduire devant une usine qui doit bientôt fermer. Un ouvrier accepte de nous expliquer la raison de cette fermeture: "C'est à cause de la pollution, ici, on produit des engrais chimiques, du goudron, du benzène. L'air est contaminé, l'eau est contaminée mais l'usine va fermer en février, il ne reste plus que deux cheminées qui fonctionnent".

Dans les rues de Tanghsan, l’air est encore lourd, on a du mal à respirer, mais les habitants l’assurent, c’était encore pire avant: "Il y a encore quelques mois, on étouffait. Maintenant on sent que l'air est plus pur, certains habitants recommencent même à planter des légumes dans leur jardin".

Mais si des centaines d’usines ferment à Tangshan. Plus à l’ouest, dans les campagnes, des centaines d’autres sont en train de sortir de terre. Loin des villes, là où la contestation est moins forte et où personne, ou presque, ne s’y opposera.

La rédaction avec Juliette Droz