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Rassemblement devant le Marineland d'Antibes: "Un ours polaire n’a rien à faire dans un parc de la Côte d'Azur, c'est contre nature"

Un rassemblement aura lieu devant le Marineland ce week-end en appel à plusieurs associations. Elles dénoncent les conditions de captivité de ces animaux sauvages.

Ce week-end, une centaine d’associations vont se réunir et appellent à manifester devant le parc Marineland pour dénoncer la captivité des animaux. Corinne Bouvot, cofondatrice du "groupe anti-captivité" sera présente ce week-end devant le parc qui accueille chaque année 800.000 visiteurs.

"Nous ne dénoncerons pas seulement les conditions de captivité des animaux à Antibes mais dans tous les parcs marins également", explique Corinne Bouvot, cofondatrice du "groupe anti-captivité".

"Un ours polaire n’a rien à faire dans un parc sur la côte d’azur"

"Les animaux sauvages souffrent de la privation de liberté même s’ils sont nés en captivité. Ils n’ont pas perdu leur instinct sauvage. Nous-même, humains, nous avons eu certaines privations de liberté récemment et nous savons que ce n’est pas facile à vivre. Les conditions de vie ne sont pas adaptées à leurs besoins fondamentaux".

Même si elle rappelle que ces animaux ne sont pas maltraités, elle préférerait qu'ils soient dans leur élément naturel et donc remis en liberté. 

"Notre but n’est pas de mettre les gens au chômage"

"Ils ne sont pas battus mais il existe plusieurs formes de maltraitance, explique-t-elle. Même si les soigneurs aiment leurs animaux, même si les gens qui vont dans ces parcs aiment ces animaux, un ours polaire n’a rien à faire dans un parc sur la côte d’azur. Tout est dit, c’est contre nature".

"Aujourd’hui au 21e siècle, il est grand temps d’adopter un autre rapport avec les animaux. Ils ne sont pas là pour faire des tours pour des humains".

"Notre but n’est pas de faire fermer le parc et de mettre les gens au chômage, souligne-t-elle. On demande simplement qu’ils réorganisent cet espace qui pourrait devenir un espace ludique pour les humains sans exploitations animales".

Maxime Trouleau