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Tri sélectif: "les gens pensent bien trier mais font beaucoup d'erreur"

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Alors que la France accueille la Cop 21, qu'en est-il de nos attitudes au quotidien en faveur de la planète ? RMC est allée jeter un œil à Marseille qui a encore des progrès à faire en matière de tri sélectif: avec seulement 31 kilos de déchets sont triés par an et par habitants contre 45,9 au niveau national.

Trier, oui, mais pour Jeanne qui vit dans un immeuble haussmannien du centre-ville de Marseille, c'est un peu compliqué: "Dans mon immeuble il n'y a pas de place pour mettre les poubelles de tri sélectif. Du coup on ne fait pas le tri, on jette tout dans les mêmes poubelles".

Du coup, elle doit théoriquement se rendre dans un des 4000 points de collectes installés dans la ville mais, "les points de collecte sont assez loin, ça prend bien 10-15 minutes". Pourtant, il y a bien un point de collecte du verre en face de chez elle, elle ne l'avait pas vu…

En fait, Jeanne fait partie de ces milliers de Marseillais mal informés qu'il faudrait rencontrer un par un selon Anaïs Augé de l'association Aremacs qui promeut le tri sélectif: "Il faut aller voir des gens, multiplier les démarches d'explication et essayer de rendre ça le plus ludique possible car aujourd'hui trier c'est vu comme une contrainte et les gens s'en font une montagne".

"Cela coûte beaucoup d'argent de retrier"

Et parfois même lorsque l'on trie, on fait des erreurs: "les gens pensent parfois bien trier mais font beaucoup d'erreurs. Ça part d'une bonne volonté mais ça coûte beaucoup d'argent de retrier derrière. Il faut des campagnes massives de sensibilisation de la population et rajouter des équipements".

La communauté urbaine prévoit aujourd'hui d'augmenter de 20% ses points de collecte pour tenter de relever de 13% d'ici 5 ans la quantité de déchets triés par ses habitants.

La rédaction avec Lionel Dian