RMC

Zéro déchet, matériaux recyclés... Comment les marques de lingerie se mettent au "vert"

OBJECTIF TERRE - Le salon de la lingerie s’ouvre demain porte de Versailles à Paris. Pour la prochaine saison la tendance ce sont des dessous plus écolos.

Être sexy et écolo, c’est un argument marketing, mais pas seulement. Les marques utilisent de plus en plus de matières recyclées. Y compris les grandes marques. Lise Charmel par exemple. Pour sa fabrication l’entreprise privilégie les énergies renouvelables, les circuits courts et les matières à faible impact sur l’environnement. Elle vient de créer une nouvelle collection, "Eco Affinité", pour les femmes "sensibles à la beauté et à la fragilité de la nature".

Les modèles sont épurés, confectionnés avec des matières recyclées certifiées haut de gamme. Niveau choix, c’est un peu limité, il faut aimer le noir, mais c’est très classe. On a souvent l’image qu'un produit écolo ne peut serait pas sexy ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Zéro déchet: les chutes de tissu sont réutilisées pour de nouveaux modèles

Les jeunes entreprises surtout font bouger les choses. Néné Paris, marque française d’à peine un an. Elle veut que ses clientes soient des "bombes, sans faire exploser la planète". Et pour ça toute sa collection est en fibre 100% recyclée, ce qui est assez exceptionnel dans ce secteur.

Les fins de rouleaux, les chutes de tissus, les bouteilles plastiques usagées sont broyés pour redevenir des fibres et donner une nouvelle bobine de fil, qui une fois tissée donnera de la dentelle, du tulle. La production permet d’économiser 90% d’eau par rapport à des dessous classiques en coton, l’équivalent de 7 baignoires par soutien gorge! Et là vous avez un grand choix de motifs et de couleurs à un prix raisonnable.

Enfin Eternel Ephemère, là aussi toute jeune marque. On est sur du très haut de gamme, toutes les pièces sont fabriquées à la main en dentelle de Calais. La créatrice pratique au maximum le zéro déchet: là aussi les chutes de tissu sont réutilisées pour de nouveaux modèles, et les emballages plastiques sont bannis.

Géraldine de Mori