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"Dupin Quotidien": pourquoi il ne faut pas brûler ses déchets végétaux dans son jardin

Malgré les interdictions, l'habitude de brûler à l'air libre est tenace. L'Ademe alerte les particuliers sur cette source importante de pollution et propose des alternatives au brûlage des déchets verts.

L’automne est arrivé et bientôt des fumées vont de nouveau s’échapper des jardins: l’habitude de brûler à l’air libre ses déchets végétaux et notamment ses feuilles mortes est tenace. Pourtant, c'est interdit depuis 2011 et les contrevenants risquent une amende de 450 euros. 

Mais pourquoi est-ce interdit? En se consumant, les végétaux dégagent des cocktails de polluants, dont les particules fines, qui participent à la pollution de l’air. Ainsi, 50 kg de végétaux brûlés à l’air libre émettent autant de particules fines que 13.000 km parcourus par une voiture diesel récente! L'ADEME, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie rappelle que la France est soumise à une procédure de contentieux par la Commission européenne pour dépassements des valeurs limites d’émissions de particules fines.

Pourtant, malgré l’interdiction, près d’un million de tonnes de déchets verts partent en fumée chaque année: certaines dérogations existent dans les communes qui n’ont pas de déchetterie ou de collecte sélective des déchets verts, ou dans les communes où le risque d’incendie est particulièrement élevé.

Sans parler de tous les particuliers qui ne respectent pas la loi, parce qu’ils n’ont pas forcément conscience du risque, qu’ils n’associent pas le brûlage des déchets verts à la pollution. Sauf que c’est bien la combustion qui est responsable de l’émission des particules.

Il existe pourtant des alternatives. Et d’abord évidemment apporter les déchets verts à la déchetterie directement. Il y a aussi de plus en plus de communes qui mettent en place des solutions, comme par exemple, un broyage collectif des déchets des particuliers. Les particuliers peuvent aussi, dans certaines villes, avoir une aide financière pour acheter leur propre broyeur.

Mais le plus écolo reste encore le compostage de ces déchets verts, dans son jardin ou dans des bacs à compost collectifs.

Marie Dupin (avec XA)