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"Emmanuel Macron m’a répondu": le père d’un enfant gravement blessé par un skieur réclame de nouvelles règles

Dans "Apolline Matin" ce vendredi sur RMC et RMC Story, Nicolas Roussel, père d’un enfant de 7 ans gravement blessé après avoir été percuté par un skieur en Savoie la semaine dernière, a expliqué son combat pour de nouvelles règles de sécurité sur les pistes.

Faut-il durcir les règles de sécurités sur les pistes de ski ? C’est ce que souhaite Nicolas Roussel, le père d’un enfant de 7 ans gravement blessé après avoir été percuté par un skieur à Bonneval-sur-Arc, en Savoie, la semaine dernière. "Antoine se remet gentiment de ses séquelles, fort heureusement, a-t-il expliqué dans ‘Apolline Matin’ ce vendredi sur RMC et RMC Story. C’est pour ça que je mène ce combat, j’ai la chance d’avoir Antoine à côté de moi. D’autres parents n’ont pas cette chance, plusieurs enfants sont malheureusement décédés depuis le début de l’année."

"Je déposais mes enfants à leur cours d’ESF, dans une zone réservée aux enfants, où les gens se déplacent très lentement, quand un skieur inconscient l’a percuté de plein fouet à très, très grande vitesse, raconte Nicolas Roussel. Mon fils était à l’arrêt, il attendait son moniteur de ski. Il a été heurté très, très violemment au visage, entrainant de multiples fractures du visage, un œdème cérébral, un trauma crânien et un arrachement veineux au niveau du cerveau. Les conséquences de ce choc ont été très, très graves. Fort heureusement, son jeune âge et le facteur chance ont fait qu’il s’en remet très bien aujourd’hui."

Pour éviter que de tels accidents se reproduisent, ce papa estime que les skieurs dangereux doivent être privés de leurs forfaits. "Je ne suis pas un acteur de la montagne, souligne-t-il. Je vis au bord de la mer donc je suis très humble par rapport à ça. Ce sont les professionnels, les pisteurs, les moniteurs mais aussi les gendarmes qui mènent l’enquête, qui estiment qu’on aurait dû enlever son forfait à ce skieur parce qu’il avait déjà été vu sur la station avec des comportements dangereux. La veille, il avait déjà failli percuter une jeune fille. Si les pisteurs avaient ces prérogatives pour pouvoir retirer le forfait d’un skieur dangereux, mon fils n’aurait pas fini en soins intensifs le lendemain, en neurochirurgie à Grenoble."

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"On sait très bien que c’est long de faire bouger les règles"

Nicolas Roussel a décidé de contacter les représentants politiques pour faire évoluer les règles. Et même le président de la République. "Je me suis emparé du sujet parce qu’il est hors de question que ça se reproduise sans que j’ai fait quoi que ce soit. J’ai écrit à Emmanuel Macron, qui m’a répondu. Il a mandaté le ministère des Sports et les personnes en charge de ce domaine pour mener une enquête. Il y a surtout les acteurs de fond que sont les députés, les plus proches du terrain. La députée Emilie Bonnivard a pris le sujet à son compte et le gère de manière remarquable. Le sénateur de Savoie m’a appelé également." Mais il faudra un peu de temps pour que des changements soient adoptés.

"On n’est pas dupe, on sait très bien que c’est long de faire bouger les règles, reconnait le papa d’Antoine. Les politiques vont bien faire les choses pour qu’à la saison suivante, il y ait un maximum de règles pour éviter ces choses-là". Et peut-être notamment l’obligation de porter un casque sur les pistes. "Le casque obligatoire, je pense que c’est une bonne mesure, explique Nicolas Roussel. Mais il y a des études inverses qui montrent que le casque donne aux gens un sentiment d’invulnérabilité." Après la mort d’une petite fille de 5 ans et de l’acteur Gaspard Ulliel en janvier, les moniteurs de ski avaient déjà appelé à la prudence sur les pistes.

LP