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Froid: 5 millions dépensés chaque soir pour mettre des familles à l'abri assure Olivier Klein

Le ministre délégué au Logement et à la Ville, Olivier Klein, a fait le point sur la situation du logement des familles sans domicile ce mardi sur RMC.

Le froid touche l'ensemble de la France, mais l'Etat en fait-il assez pour protéger les personnes qui vivent dehors? Le plan "Grand Froid" a été déclenché lundi à Paris, la préfecture d'Île-de-France a annoncé l'ouverture de 130 places d'accueil d'urgence pour les personnes sans domicile, alors que les températures minimales ressenties descendent à des niveaux très bas.

"On cherche toutes les solutions"

Dans la foulée, Olivier Klein, le ministre délégué à la Ville et au Logement a demandé aux préfets de région de recenser les places potentielles d'hébergement à travers le pays. Invité de RMC ce lundi matin, l'ancien maire de Clichy-sous-Bois assure que sa mobilisation est "entière", concédant ce mardi sur RMC que la situation actuelle était "très difficile".

"On cherche toutes les solutions pour mettre les enfants à l'abri. En 5 mois je n'ai pas changé de colère et d'indignation, je suis toujours la même personne et je ne supporte pas l'idée que des familles ne dorment pas à l'abri" lance-t-il. "On est extrêmement mobilisés", promet-il, expliquant que 5 millions d'euros sont dépensés chaque soir pour mettre 3.500 familles à l'abri dans 198.000 places d'urgence mises en place par l'Etat. "Mais oui, ce n'est pas encore suffisant", reconnaît-il.

"Je suis à côté de tous les maires pour chercher des solutions"

Pascal Brice, président de la Fédération des acteurs de la solidarité, invité d'"Apolline Matin" sur RMC et RMC Story ce lundi matin estimait qu'au moins 2.000 jeunes sur le territoire dormaient dans la rue en ce moment en France. "Un engagement a été pris par le gouvernement il y a plus d'un mois à les sortir de la rue, ça n'est toujours pas fait", taclait-t-il.

Olivier Klein lui répond et assure que les associations sont écoutées chaque semaine en cellule de crise et reconnaît qu'il y a des "difficultés dans certains départements plus que dans d'autres". "Je suis à côté de tous les maires pour chercher des solutions", explique-t-il, rappelant qu'il y a également une situation géopolitique qui fait qu'on a "de plus en plus de gens en grande précarité". "Ma mobilisation est entière", conclut-il.

J.A.