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"J'ai peur qu'elle nous tombe sur la tête": un dos d'âne menace la maison de Christine dans la Vienne

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Sa maison risque de lui tomber sur la tête. Christine vit à Persac, dans la Vienne. En face de chez elle, une ralentisseur routier. Imaginez un très grand dos d'âne, de plus de 30 mètres de long, tout près d'une habitation. 

Cette maison... dont les murs se fissurent. C'est ainsi la maison de Christine qui nous a contacté car elle en est persuadée, ce ralentisseur est la cause de tous ses problèmes.

“Le garage se détache de son socle. Et quand les gros camions de livraison passent vers 4h du matin, la maison bouge. On a enlevé tous les cadres parce qu’ils ne tiennent plus sur les murs. On a une crainte, c'est que la maison nous tombe sur la tête. 
Je ne reçois pas mes petits enfants parce que j’ai peur, cette maison n’est pas habilitée. Ce que j’attends de la mairie, c’est qu’elle diligente une expertise réelle pour comprendre l’impact de ce ralentisseur sur les fissures, sur le fait que les poutres sortent du mur, et sur le fait qu’on se sent en danger”, assure-t-il.

Et pour cause: cela fait des années que Christine et son propriétaire tentent d'alerter la mairie sans résultat. Pourtant, il y a bien eu un rapport d'huissier qui constate les dégâts. 

Un ralentisseur pas aux normes

Mais jusqu'à présent, le maire fait la sourde oreille alors que ce ralentisseur est bien de sa responsabilité. D'ailleurs, le département le confirme à RMC.

Sur place, le maire interrogé par RMC botte en touche.

“Si la route départementale cause des dégâts, alors il y aura des mesures de prises, mais encore faut-il prouver qu’il y a des dégâts. Un maire ne sait pas et ne peut pas tout. J’attends les services du département. On va demander une expertise, et je me suis déjà rapproché des services techniques des routes”, indique-t-il.

La promesse d'une expertise de la part du maire, qui est une petite victoire pour Christine. Elle espère que le ralentisseur sera démoli et surtout que la mairie prendra en charge les travaux pour les dégâts dans sa maison.

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En tout cas ce qui est sûr, c'est que le ralentisseur n'est pas aux normes. Il fait plus de 30 mètres de long... au lieu de 4 maximum. 

Il est aussi beaucoup trop haut. Et cette maison qui se fissure, ça n'étonne pas Thierry Modolo-Dominati, président d'une association qui fait la guerre aux ralentisseurs illégaux. Selon lui, comme à Persac, il y a déjà une trentaine de dossiers au tribunal pour ce type d'affaires. Même si le président de l'association nous dit qu'il n'a jamais vu une situation aussi grave que celle de Christine.

Marie Dupin et Anne-Lyvia Tollinchi avec Guillaume Descours