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Le cri de colère d'Abdel sur RMC: "Je suis un 'gilet jaune' qui crève, j'ai cassé samedi et on va revenir avec des armes"

Lors de l'édition spéciale de RMC sur les "gilets jaunes", un auditeur a pris la parole et s'est adressé directement au gouvernement. Abdel, très en colère, a expliqué que des groupes vont revenir à Paris pour "casser".

"Ce n'est pas une manifestation, c'est la guerre": Abdel, auditeur de RMC, était particulièrement en colère ce lundi matin.

A l'antenne, avec Jean-Jacques Bourdin, l'homme se présente comme un chauffeur dans une société privée qui touche 1300 euros nets par mois: "Je ne peux pas payer des cadeaux de Noël à mon fils!" lâche-t-il. 

"Je vous le dis clairement: vous ne me faites pas peur! J'ai cassé samedi, je me suis battu avec un CRS. Je remonte samedi avec mes camarades et je recasse, si monsieur Macron ne comprend pas. Je ne suis pas un 'Black Block', je suis un 'gilet jaune' qui crève. Vous savez ce qui se dit chez les 'gilets jaunes'? Ecoutez bien monsieur Macron: on va monter avec des armes. Vous nous faites pas peur!" assène-t-il, s'adressant directement à Emmanuel Macron. 

"Monsieur Macron, vous seriez incapable de vivre la vie des Français!"

Jean-Jacques Bourdin tente alors de comprendre ce qui pousse Abdel à une telle violence. L'homme laisse exploser sa colère et demande alors à s'"adresser au gouvernement":

"Je demande aux hommes politiques de montrer leurs factures de l'année: on va les comparer avec les miennes. Ils ont un logement de fonction, ce qui veut dire pas d'électricité, pas de taxe d'habitation, pas de redevance télé, téléphone gratuit, voiture gratuite, un salaire de 7000 euros. Ils nous mentent! Monsieur Macron, vous nous donnez des leçons de morale, mais vous seriez incapable de vivre la vie des Français!" s'énerve-t-il en direct sur RMC avant de promettre une nouvelle action dès samedi: "Ce n'est pas une manifestation, c'est la guerre".

Les violences samedi à Paris dans le sillage des "gilets jaunes" ont fait 133 blessés et conduit au placement en garde à vue de 378 personnes, selon un bilan de la préfecture de police dimanche. Au total, la police a procédé à l'interpellation de 412 personnes.

Parmi les 133 blessés, 23 font partie des forces de l'ordre, a détaillé la préfecture de police. Toute la journée de samedi, Paris a été le théâtre d'importantes violences urbaines dans l'ouest et le centre de la capitale.

Jean-Jacques Bourdin et X.A