RMC

Cantines, cours de sport... Qu'est-ce que change le nouveau protocole sanitaire Covid-19 dans les écoles?

-

- - RMC

Cantines, cours de sport: les écoles doivent adapter leur protocole sanitaire à partir de ce lundi. On fait le point.

Après l'annonce par Jean-Michel Blanquer jeudi dernier en conférence de presse, le gouvernement a précisé ce week-end, en ligne, ces mesures renforcées. Les établissements vont dès aujourd'hui s'adapter, ils ont jusqu'au 25 janvier, dans une semaine, pour tout mettre en place.

Mais alors qu'est-ce qui va changer concrètement? 

  • A la cantine, le port du masque devient obligatoire pour les élèves à table, tant qu'ils ne sont pas en train de manger ou de boire. C'était le "maillon faible" de l'organisation, selon les autorités. Les tables devront être nettoyées et désinfectées au minimum après chaque service, et si c'est possible après chaque repas.

    En maternelle et primaires, les élèves d'une même classe devront manger ensemble, pour éviter à tout prix le brassage entre enfants.

    Pour respecter au mieux toutes ces règles, le gouvernement préconise de proposer aux élèves des repas à emporter en alternance avec les repas chauds à la cantine. La contrainte semble particulièrement forte pour les gros établissements scolaires, souvent concentrés dans les villes.
  • L'autre grand changement, c'est l'arrêt des activités physiques et sportives en intérieur - sauf exception liées aux spécialités des 1ere et terminale et aux activités de motricité en maternelle. Il sera tout de même possible de faire du sport à l'extérieur, mais sans contact physique. En maternelle, il faudra trouver des solutions pour remplacer les parcours de motricité (gymnastique, équilibre...). "On va arrêter et passer au vélo, à des courses dans la cour", imagine le directeur de l'école parisienne.

    Une déception pour les syndicats, ils soulignent que les professeurs d'EPS avaient tout fait pour mettre en place des activités sécurisées.
  • A quand les tests? La capacité de dépistage dans les établissements sera accrue avec un objectif de 300.000 tests par semaine. Soit un million d'enfants et d'enseignants par mois. Avec un objectif concret: lutter contre le variant britannique.

    "Nous avons monté un protocole qui vise à dépister jusqu'à un million d'enfants et d'enseignants par mois, ce qui est énorme. En descendant le dépistage jusqu'à l'âge de 6 ans, partout là où ça fait sens", a souligné le ministre lors d'un déplacement à Metz, ajoutant que le variant du virus "paraît plus contagieux" aussi chez les enfants, mais "sans que l'on ait plus de cas graves". 
Martin Cadoret