RMC

Cyberattaque mondiale: "plus vous avez d’ordinateurs infectés et plus vous allez devoir payer"

-

- - AFP

Au moins douze pays, dont l’Australie, la Belgique, l’Allemagne, l’Italie, ou encore le Mexique, ont été visés par des attaques informatiques vendredi. En France, Renault a reconnu avoir été attaqué.

C’est une cyberattaque d’envergure mondiale. Au Royaume-Uni, plusieurs organisations du service public de santé (NHS) comme des hôpitaux ont dû annuler des rendez-vous. Les employés ont été obligés d'éteindre leur ordinateur et wifi. Theresa May, le chef du gouvernement britannique, a dénoncé "une attaque internationale" touchant "plusieurs pays et organisations".

D'après la NHS, l'enquête est son début mais le virus concerné serait Wanna Decryptor. Un virus qui crypte les données contenues sur un ordinateur, afin d'exiger de son propriétaire une rançon en échange d'une clé de codage. Un peu plus tôt vendredi, c'est un géant des télécoms espagnol Telefonica qui a été victime de la cyberattaque.

"Telefonica, en Espagne, il leur est demandé plus de 500.000 euros"

En France, c’est le constructeur automobile Renault qui a reconnu avoir été touché. Le concept de cette attaque? Un logiciel verrouille vos fichiers informatiques et réclame une somme d’argent contre la promesse de les débloquer.

Pour Damien Bancal, spécialiste en cybercrime, la rançon demandée peut fluctuer selon les pays ou la cible. "On sait par exemple que des entreprises comme Telefonica en Espagne, il leur est demandé plus de 500.000 euros. Ça dépend de la victime, ça dépend aussi du nombre de machines touchées. Parce qu’on sait que ce genre d’outil pirate, il va demander de l’argent en fonction du nombre de fichiers ou de machines touchés. Donc plus j’ai d’ordinateurs malheureusement infectés, et plus je vais devoir payer si jamais je veux récupérer mes documents".

Laurent Saigre (avec A.M.)