RMC

L’ARS Île-de-France veut mobiliser les médecins libéraux face à la saturation des hôpitaux

Pour faire face à la saturation des hôpitaux en Île-de-France, l'Agence de santé régionale demande l'aide des médecins libéraux et des cliniques privées, alors que les établissements hospitaliers franciliens sont submergés par les patients atteints de la grippe, de la Covid et par les enfants touchés par la bronchiolite.

La directrice générale de l'agence régionale de santé (ARS) Île-de-France, Amélie Verdier, a appelé vendredi "solennellement" à la mobilisation les professionnels de santé libéraux et des cliniques privées pour "soulager les hôpitaux", saturés par la triple épidémie hivernale.

"Je lance un appel solennel aux libéraux, au secteur privé pour qu'il y ait une mobilisation de tous pour soulager les hôpitaux dans cette période de grande tension sur l'offre de soins", a déclaré Amélie Verdier lors d'un entretien accordé à deux médias dont l'AFP.

La patronne de l'ARS francilienne s'est défendue de "stigmatiser telle ou telle catégorie", et a d'ailleurs salué les efforts fournis par des établissements privés pour maintenir des "points de soins non programmés" alors qu'ils avaient prévu de les fermer temporairement.

"Mais il faut vraiment qu'on soit tous, que ce soit la médecine de ville, les cliniques et les hôpitaux publics, solidaires", a-t-elle souligné, exprimant le "besoin" que médecins, infirmiers et pharmaciens libéraux assurent aussi leur "rôle de conseil" dans "cette situation critique".

Les appels au 15 "explosent"

La triple épidémie hivernale, la bronchiolite, le Covid-19 "et surtout la grippe, particulièrement forte", se conjugue "au manque de personnels dans les hôpitaux franciliens", a expliqué Amélie Verdier.

D'où des appels au 15 "qui explosent depuis une dizaine de jours", des passages aux urgences "supérieurs de 20 à 30%" à la normale, et un volume de lits-brancards (pour les personnes en attente d'hospitalisation) "très élevé", a noté la directrice.

Traditionnellement plus faible en cette période en raison notamment des prises de congés, le "capacitaire" (la capacité d'accueil des hôpitaux) est inférieur "entre 5 et 8%" à celui de l'année dernière, a-t-elle précisé.

Les établissements de santé, qui ont "souhaité que les soignants puissent prendre des congés bien mérités", ont été "incités à déprogrammer tout ce qui pouvait l'être", selon la patronne de l'ARS IDF.

La rédaction avec AFP