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La soirée clandestine avec 100 personnes dans une boîte à Bastia finit mal: 3 policiers blessés

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Un soirée clandestine dans un établissement nocturne a mal tourné dans la nuit de jeudi à vendredi.

Une fête clandestine avec "une centaine de personnes" dans un établissement de nuit à Bastia a été interrompue dans la nuit de jeudi à vendredi par des policiers dont trois ont été "blessés", ont dénoncé vendredi le préfet de Haute-Corse et le procureur de Bastia.

"Deux gardes à vue sont actuellement en cours, l'une sous la qualification de violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique, l'autre, qui a trait à l'organisation de cette soirée clandestine, sous la qualification de mise en danger délibéré de la vie d'autrui", a indiqué dans un communiqué le procureur de la République de Bastia, Arnaud Viornery. La sûreté départementale est chargée de cette enquête.

"Les policiers ont été victimes de jets de projectiles et agressés par certains participants"

"Cette nuit vers 1h du matin, au port de Toga, à Bastia", la police est intervenue "dans un établissement de nuit qui avait ouvert clandestinement et où une centaine de personnes était présente", a indiqué dans un autre communiqué François Ravier, préfet de Haute-Corse.

Le procureur a précisé que ces fêtards ne portaient "aucun dispositif de protection sanitaire et se trouvaient dans un local présentant des risques graves en matière de sécurité incendie, notamment en raison de l'obstruction de toutes les sorties de secours, barricadées de l'intérieur".

"Les policiers ont été victimes de jets de projectiles et agressés par certains participants", a dénoncé le préfet qui "condamne avec la plus grande fermeté ces comportements graves et irresponsables" et précise qu'"un des agresseurs" a pu être interpellé.

"C'est tout l'effort collectif pour freiner l'épidémie qui est remis en cause par le comportement de quelques-uns"

Des interruptions totales de travail (ITT) de 2, 3 et 5 jours ont été prononcées pour trois policiers dont l'un a été "frappé", a précisé le procureur. "L'usage de gaz lacrymogène par les effectifs de police appelés en renfort était nécessaire pour dégager les fonctionnaires" et pour disperser la foule, a-t-il ajouté.

"Des sanctions administratives exemplaires seront prises à l'encontre de l'établissement", a également annoncé le préfet qui appelle les participants à cette soirée clandestine à "s'isoler 7 jours et à réaliser un test RT-PCR à l'issue".

"C'est tout l'effort collectif pour freiner l'épidémie qui est remis en cause par le comportement de quelques-uns si un cluster venait à émerger de cette soirée", a regretté le préfet.

Au total, 198 personnes sont mortes en Corse, une île de 340.000 habitants, depuis le début de l'épidémie, dont 108 depuis septembre, selon le dernier bilan de l'ARS publié jeudi. 

La rédaction avec AFP