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"Les restrictions imposées par le gouvernement depuis août à Marseille n'ont servi à rien", tacle Samia Ghali

Sur RMC, l'adjointe au maire de Marseille déplore les décisions étatiques et soutien le projet de "vaccinodrome" au stade Vélodrome. Une campagne de vaccination qui ne la concerne pas puisqu'elle avoue ne pas vouloir aller se faire vacciner.

A Marseille, la situation épidémiologique est "inquiétante", a estimé dimanche le maire de la ville Benoît Payan. Au moins 8 cas du variant anglais ont été identifiés au sein d'un cluster familial d'une quarantaine de personnes. "Il nous faut réagir immédiatement, nous souhaitons que l'on sorte des schémas habituels de la crise et tout faire pour tracer, tester et isoler en urgence tous les porteurs potentiels de la souche britannique", a plaidé l'édile de la ville. 

Car pour la municipalité de la cité phocéenne, rien n'a été fait pour endiguer la circulation du Covid-19: "Les personnes arrivant de l’étranger ne sont pas contrôlées. On fait un test, il est négatif et puis plus rien. Les gens qui viennent du Royaume-Uni ont potentiellement le variant. On a tenté le diable et aujourd'hui on voit le résultat", a lancé ce lundi sur RMC Sami Ghali, adjointe au maire de Marseille. 

"Personnellement je n'irai pas me faire vacciner"

Elle plaide désormais pour une septaine obligatoire pour toutes les personnes arrivant de l'étranger, estimant qu'il n'est pas trop tard. "Il faut stopper l'hémorragie. En matière d‘isolement, rien n’est fait. Il y a des gens à Marseille qui ont des logements exigus, ils ne peuvent pas s’isoler dans leurs toilettes, il faut leur permettre de s'isoler ailleurs". 

"La ville de Marseille a mis tout ce qui était en son pouvoir pour contrôler l'épidémie notamment les tests et les marins-pompiers qui vérifient les eaux usées partout dans la ville. Depuis le mois d'août on nous a imposé des couvre-feux et des fermetures en nous expliquant que c'était pour éviter la situation dans laquelle nous nous trouvons. Mais cela n'a servi à rien. Le couvre-feu à 18h, c’est automatiquement les bus bondés à des horaires restreintes", a lancé Samia Ghali.

Le maire de la ville veut transformer le stade Vélodrome en vaccinodrome pour accélérer la campagne de vaccination.

Une entreprise qui pourrait être rendue possible grâce aux marins-pompiers prévient Samia Ghali, à condition que l'Etat fournisse les doses suffisantes à la municipalité. Et la maire adjointe est même prête à laisser sa place: "Personnellement je n'irai pas me faire vacciner", conclu-t-elle.

Guillaume Dussourt