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Licenciement et pass sanitaire: le tacle de Philippe Bas à Elisabeth Borne sur RMC

Le sénateur Les Républicains indique sur RMC ce vendredi matin n'avoir que peu goûté aux remarques de la ministre du Travail.

Le pass sanitaire continue à faire couler de l'encre. Le rapporteur de la commission des Lois au Sénat, Philippe Bas, a trouvé ce vendredi sur RMC "rapide" le "mouvement d'humeur" de la ministre du Travail, Elisabeth Borne, qui a indiqué mardi qu'un salarié pourrait être licencié s'il ne respecte pas l'obligation vaccinale ou le pass sanitaire.

"Je crois que les réactions ont été un peu rapide et qu'il faut l'attribuer sans doute à un mouvement d'humeur", a-t-il déclaré sur RMC. "Il ne faut pas laisser croire que le licenciement sera possible", a-t-il lancé, appelant à ne pas "jeter de la confusion sur cette question".

"Disproportionné et excessif"

Mardi sur notre antenne, Elisabeth Borne avait déclaré qu'un salarié pourrait bien être licencié s'il ne se conformait pas au pass sanitaire, après le vote du Parlement dimanche sur l'extension contestée du dispositif.

Philippe Bas s'est félicité que le Parlement ait au contraire créé "un régime de suspension du contrat du travail", remplaçant la possibilité initiale souhaitée par le gouvernement de rupture du contrat de travail qu'il jugeait "disproportionnée" et "excessive."

"Je crois que la suspension du contrat de travail suffit à faire en sorte qu'il n'y a pas de salariés contaminants sur les lieux de travail", a-t-il assuré, rappelant que le pass sanitaire était "temporaire", jusqu'au 15 novembre.

La loi prévoit une autorisation d'absence pour se faire vacciner sur son temps de travail sans perte de rémunération, et que, si le salarié ne peut pas pas fournir un pass sanitaire valide, il ait un entretien avec son employeur pour voir comment il peut répondre à son obligation.

Le salarié peut être mis "sur un autre poste dans l'entreprise où on n'est pas obligés d'avoir le pass sanitaire" ou peut "utiliser des congés ou son compte épargne-temps", selon M. Bas. Le Conseil constitutionnel rendra sa décision le 5 août sur la loi relative à la gestion de la crise sanitaire, avant une mise en place voulue le 9 août par le gouvernement.

La rédaction avec AFP