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Vaccins obligatoires pour les enfants: "Scientifiquement, on ne peut pas être contre"

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé dans une interview au Parisien réfléchir à rendre obligatoire les onze vaccins destinés aux enfants. Pour le pédiatre François Vié le Sage, invité ce vendredi dans Bourdin Direct, c'est une bonne mesure.

Faut-il rendre les 11 vaccins destinés aux enfants obligatoires? En Italie, les enfants devront désormais être vaccinés pour être autorisés à s'inscrire en école maternelle. Et en France, Agnès Buzyn, la ministre de la Santé envisage d'emboîter le pas à l'Italie. Dans une interview au Parisien, la ministre dit vouloir réfléchir "à rendre obligatoire, pour une durée limitée, les onze vaccins destinés aux enfants". Aujourd'hui seuls trois vaccins infantiles sont obligatoires: diphtérie, tétanos et poliomyélite et huit autres, dont la coqueluche, l'hépatite B ou la rougeole sont seulement recommandés.

Une nouvelle dont se réjouit le pédiatre François Vié le Sage: "Je suis très content que les parents s'inquiètent que l'on ne fasse pas n'importe quoi à leurs enfants. Nous ne sommes ni pour ni contre les vaccins, on essaie juste de faire le mieux possible pour la santé des enfants et en particulier d'utiliser cette merveilleuse découverte qui remonte au taoïstes chinois et qui ont été développés par les Ottomans. En terme de risque/bénéfice, c'est certainement la meilleure chose que la médecine ait jamais fait dans l'histoire.

"Il n'y a pas de risque zéro, mais c'est minime"

Alors que Jacques Bessin, président de l'Union nationale des associations citoyennes de santé (UNACS), dénonce une "hérésie", François Vié le Sage estime que l'efficacité des vaccins est prouvée.

"Sur des données scientifiques, on ne peut pas être contre et on ne peut pas laisser dire des choses qui mettent la vie des enfants en danger. Les parents ont peur mais il faut se rappeler qu'ils ont eu très peur pendant siècles de maladies extrêmement graves. Maintenant les parents ont peur des effets indésirables. Il n'y a pas de risque zéro, mais ils sont vraiment très minimes par rapport aux maladies. Et on sait que si on ne vaccine pas, ces maladies ressurgissent. C'est le cas de la rougeole en Italie, ça a été le cas en France en 2011, et c'est le cas aujourd'hui dans l'Est de la France. La France est le pays du monde qui a le plus d'hésitations vaccinales et cela pose problème", estime le médecin.

P.B.