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Sarkozy célèbre le "magnifique héritage chrétien" de la France

Au Puy-en-Velay, un des hauts lieux du catholicisme français, Nicolas Sarkozy a célébré jeudi le "magnifique héritage" chrétien de la France et insisté sur la nécessité de préserver son patrimoine, dans lequel il voit les signes "les plus tangibles" de so

Au Puy-en-Velay, un des hauts lieux du catholicisme français, Nicolas Sarkozy a célébré jeudi le "magnifique héritage" chrétien de la France et insisté sur la nécessité de préserver son patrimoine, dans lequel il voit les signes "les plus tangibles" de so - -

Nicolas Sarkozy a célébré ce jeudi le "magnifique héritage" chrétien de la France et insisté sur la nécessité de préserver son patrimoine, dans lequel il voit les signes "les plus tangibles" de son identité.

Le chef de l'Etat s'exprimait au Puy-en-Velay, un des hauts lieux du catholicisme français, au moment où son parti, l'UMP, a créé la controverse en décidant de débattre avec son aval de la laïcité et de la place de l'islam en France.
"La chrétienté nous a laissé un magnifique héritage de civilisation et de culture", a-t-il dit après une visite de la cathédrale de la préfecture de la Haute-Loire, un joyau de l'art roman en même temps qu'un des points de départ du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. "Président d'une République laïque, je peux dire cela parce que c'est la vérité. Je ne fais pas du prosélytisme, je regarde simplement l'histoire de notre pays", a-t-il ajouté.

Venu officiellement parler du patrimoine et de sa préservation, Nicolas Sarkozy a défendu son bilan en la matière comme il le fait sur d'autres sujets depuis le début de l'année, en soulignant que le budget de restauration des monuments historiques était à des niveaux sans précédent depuis deux ans. Mais il y a ajouté une forte dimension symbolique, invoquant Ernest Renan, Fernand Braudel ou Claude Lévy-Strauss pour estimer que la protection du patrimoine était "l'une des clés de voûte du 'vivre-ensemble' des Français". "Protéger notre patrimoine, c'est protéger l'héritage de la France, c'est défendre les signes les plus tangibles de notre identité", a-t-il dit.

Ce déplacement inaugurait une séquence de visites du chef de l'Etat dans d'autres lieux symboliques de la France, qui s'annoncent comme autant de signes adressés à son électorat traditionnel au moment où des sondages d'opinion font apparaître qu'une partie de celui-ci lui a retiré sa confiance.

"Strauss-Kahn, c'est Washington, c'est pas ces racines là"

Les médias ont évoqué ces derniers temps des visites en projet dans d'autres sites emblématiques de l'histoire de la France catholique - Cluny, Domrémy, Reims, voire le Mont Saint-Michel où Nicolas Sarkozy s'était rendu en janvier 2007 au tout début de sa campagne présidentielle. L'Elysée n'a pas voulu commenter jeudi une information du quotidien des Echos selon laquelle il se rendrait le 1er mai à Rome pour la cérémonie de béatification du pape Jean Paul II.

"Une nouvelle fois, nous sommes face à une opération électoraliste", a déclaré la présidente du Front national, Marine Le Pen, à propos de la venue du chef de l'Etat au Puy-en-Velay. "Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy joue de la mandoline, je ne suis pas sûre que les Français soient sensibles à ce petit air", a-t-elle ajouté sur Europe 1.

Ces déplacements successifs doivent aussi lui servir à marquer sa différence avec Dominique Strauss-Kahn, son rival potentiel le plus dangereux à gauche pour 2012, dont un responsable UMP, Christian Jacob, avait déclaré récemment qu'il ne représentait pas "l'image de la France des terroirs et des territoires". Le ministre des Affaires européennes, Laurent Wauquiez, qui accompagnait Nicolas Sarkozy en tant que maire du Puy-en-Velay, a épinglé le directeur général du Fonds monétaire international en lui opposant l'attitude du chef de l'Etat. "Dominique Strauss-Kahn, c'est Washington, Dominique Strauss-Kahn, c'est sûrement une très belle maison qui donne sur le Potomac. C'est pas la Haute-Loire et c'est pas ces racines là", a-t-il dit à la presse.

REUTERS