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Sarkozy : « Un grand rassemblement le 1er Mai »

Nicolas Sarkozy

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Nicolas Sarkozy, au lendemain du 1er tour de l'élection présidentielle, a appelé à un grand rassemblement le 1er mai. Devant son QG de campagne à Paris, le président candidat a annoncé vouloir fêter le « vrai travail ».

Début de la campagne d'entre-deux tours. Nicolas Sarkozy, crédité de 27,18% au premier tour de l’élection et désormais en lice pour briguer un second mandat présidentiel, a déclaré ce lundi devant un parterre de journalistes réunis devant son QG de campagne, qu’il souhaitait un grand rassemblement pour « fêter le travail de ceux qui travaillent dur ». Le président-candidat qui sera ce lundi après-midi à Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire) a également déclaré qu’il s’engageait dans « une campagne extrêmement forte », voulant s’adresser « à tous les Français sans aucune exception ».

« Nous allons organiser la fête du vrai travail »

« Le 1er mai, nous allons organiser la fête du travail. Mais la fête du vrai travail : de ceux qui travaillent dur, qui sont exposés, qui souffrent et qui ne veulent plus que quand on ne travaille pas on puisse gagner plus que quand on travaille. Et donc, il y aura un très grand rassemblement le 1er mai autour du travail et on défendra, nous, vraiment le travail. Pas le statut, le travail ».

« Une radicalisation du combat », pour Mélenchon

François Hollande a répondu à l'annonce de Nicolas Sarkozy en déclarant, à Quimper, qu'il n'entendait pas opposer les Français: « Je n'oppose pas les Français entre eux moi, je ne fais pas le jour du 1er mai une fête des uns contre les autres », a ainsi déclaré à la presse, le candidat socialiste.
De son côté, Jean-Luc Mélenchon, qui a obtenu 11,1% au premier tour de la présidentielle, a estimé que Nicolas Sarkozy, avec son « très grand rassemblement » autour du « vrai travail » le 1er mai, voulait « une radicalisation du combat » dans cette campagne : « Ca donne un signal d'une tonalité d'affrontements avec les syndicats. Jusqu'à présent il n'y avait que les fachos qui faisaient ça le 1er mai et nous, on faisait le cortège, quand il y en a, avec les syndicats », a dit le candidat du Front de gauche à son QG de campagne des Lilas (Seine-Saint-Denis).

La Rédaction