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La SNCF accusée par des voyageuses après la mort d'un chat à la gare Paris-Montparnasse

(PHOTO D'ILLUSTRATION)

(PHOTO D'ILLUSTRATION) - Pixabay

La SNCF est pointée du doigt par deux utilisatrices qui réclament "justice" après la mort de leur chat en gare de Paris-Montparnasse début janvier.

"Notre chat a été exécuté". Le Parisien rapporte ce vendredi le témoignage de Georgina et sa fille Melaïna, qui ont vécu le drame de voir leur chat de 4 ans mourir sous leurs yeux, sans rien pouvoir faire.

Le 2 janvier 2023, les deux femmes attendent leur train en gare de Paris-Montparnasse, direction Bordeaux, mais le félin s'échappe de sa sacoche de transport. Ce dernier se faufile sur les rails sous le TGV, et refuse de remonter sur le quai.

"On nous a dit: 'Ce n’est qu’un chat'"

Paniquées, Georgina et Melaïna alertent alors les contrôleurs de la situation, qui leur émettent une fin de non-recevoir: impossible d'empêcher le départ du TGV ou de descendre sur les rails du quai d'en face qui était libre. "On nous a dit: 'Ce n’est qu’un chat' ou encore: 'Lorsque le train va partir, il va s’échapper'", raconte Georgina au Parisien.

Vingt minutes après, le train part donc, malgré les protestations véhémentes des deux propriétaires de l'animal. Melaïna voit le chat courir sous le train qui démarrait lentement, puis le perd de vue. Neko finira coupé en deux.

Le chat avait son billet

"On ne pouvait pas arrêter la circulation aussi facilement", se justifie la SNCF auprès du Parisien, rappelant que les voies sont électrifiées et ainsi très dangereuses.

Les deux passagères demandent tout de même à la SNCF une clarification des consignes, ou l'établissement d'un "protocole" pour ce genre de situation, d'autant que Neko avait bien un billet valide pour voyager dans ce train.

Si le billet pour le train suivant a été offert par la SNCF aux deux utilisatrices, Melaïna, 15 ans, réclame tout de même que "justice soit rendue" pour son chat.

J.A.