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Une collégienne brûlée vive dans un collège de Haute-Savoie: "j'ai vu la victime en feu"

Ce mercredi, une adolescente de 15 ans a été brûlée par une de ses camarades de classe au collège Le Semnoz à Seynod dans la banlieue d'Annecy. L'agresseuse est en garde à vue pour tentative d'assassinat. RMC a rencontré un témoin de la scène.

Entre la vie et la mort, brûlée par une camarade dans la cour de son collège. C'est ce qui est arrivé ce mercredi matin à une adolescente de 15 ans au collège Le Semnoz à Seynod dans la banlieue d'Annecy.

C'est une autre jeune fille, âgée de 15 ans également, qui l'aurait aspergée avec produit inflammable avant de l'immoler, provoquant la stupeur et l'inquiétude à l'heure de la récréation. Mohammed, 15 ans, a assisté à la scène: "En entrant en cours, j'ai entendu un hurlement et quand je me suis retourné, j'ai vu la victime en feu, elle était en train d'hurler. Un surveillant s'est blessé en protégeant la fille, il a retiré son t-shirt et s'est jeté sur elle pour la sauver. Les autres surveillants sont intervenus avec de l'eau. Ils sont restés avec elle, elle était par terre en attendant les secours, et nous, on est retourné en classe. Tout le monde était en pleurs. On n'y croyait pas, c'était assez choquant, sur le coup on ne s'en rend pas compte c'est irréel".

Une histoire de garçon

Les deux adolescentes étaient en conflit depuis un mois environ. Et selon des élèves interrogés devant l'établissement, l'agresseuse était très jalouse de la victime pour une histoire de garçon. Toutes les deux sont scolarisées en 3e dans ce collège sans histoire, et elles avaient déjà été convoquées avec leurs parents lors d'une réunion de conciliation. Mais le différend n'était semble-t-il pas réglé.

A l'heure de la récréation, à l'écart dans la cour, l'adolescente de 15 ans a aspergé sa camarade avec un produit inflammable, de type déodorant ou dissolvant, avant d'y mettre le feu avec un briquet. La victime, gravement brûlée au visage, dans le cou et le dos est alors secourue par des surveillants et d'autres élèves qui éteignent les flammes. Transportée à Lyon, elle a été placée en coma artificiel. L'auteure des faits quant à elle a d'abord pris la fuite, avant d'être interpellée à son domicile quelques heures plus tard.

Elle est toujours en garde à vue pour tentative d'assassinat.

P.B. avec Gwenaël Windrestin