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Education sexuelle, un patron de discothèque témoigne: "Il n'y a plus aucun tabou sexuel"

Selon un rapport du haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, l’éducation sexuelle reste marginale dans l’enseignement. Sur 3000 établissement publics et privés seul 10 à 21% des élèves ont eu droit aux trois cours d’éducation sexuelle prévus par la loi de 2001 de l’éducation nationale.

Dans 100% Bachelot, l’heure était à l’éducation sexuelle vendredi après-midi. Si Roselyne en parle, c’est parce qu’avec le développement d’internet, l’apprentissage semble passer bien plus par le porno que par la famille. A 15 ans, 85% des jeunes disent avoir déjà vu des films X et la première consultation d’une vidéo porno sur internet se ferait à l’âge de 12 ans. Pour Fréderic, gérant d’une boite de nuit en région parisienne, il est déjà trop tard pour les jeunes générations.

"Il y a une banalisation du sujet et comme beaucoup de sujets, on n’a pas su s’adapter, le prendre à bras le corps comme il aurait dû être traité. Aujourd’hui je pense que le mal est fait. Quand on me parle de cours d’éducation sexuelle à l’école ça me fait doucement sourire parce que des jeunes de 17, 18 et 19 ans en savent un peu plus que ceux qui enseignent d’un point de vue pratique. Je suis gérant de discothèque et je me rends compte qu’il y a une dédiabolisation du sujet. Aujourd’hui il n’a jamais été aussi simple de trouver du contenu porno sur internet. On peut parler de nombreux sites amateurs qui ont fait exploser des sujets. Ils ont incité des adolescents à franchir le cap moyennant rémunération, ce qui fait qu’aujourd’hui, il n’y a plus de tabou."

100% Bachelot avec A.B.