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Scolarisation à domicile: "à l'école, on lui imposait un rythme absolument inhumain"

L’école à la maison séduit de plus en plus: en France, 25 000 enfants suivraient une scolarité chez eux. Nicolas, auditeur de 100% Bachelot, y a également fait appel alors qu'il est lui-même enseignant, jugeant le système scolaire inadapté pour son fils.

L’instruction à la maison par les parents est un droit inscrit dans la loi Ferry de 1882. En France, 25 000 élèves sont concernés. Nicolas est enseignant et père d’un enfant souffrant de troubles de l’attention.

Il a pris la décision de lui faire la scolarité à domicile alors qu'il était en 5e, jugeant le système scolaire pas du tout adapté à son enfant, comme il l'a expliqué dans 100% Bachelot. "Mon enfant ne se sent pas bien à l’école, parce qu'on lui impose un rythme absolument inhumain. Il a un trouble de l’attention léger qui ne nécessite pas la présence d’un auxiliaire de vie scolaire en classe. C’est un garçon très curieux, très éveillé, qui a d’énormes capacités, mais le rythme scolaire demandé est insoutenable".

Un point de vue étonnant pour un enseignant. Mais Nicolas raconte que quand son enfant "a des devoirs à faire à la maison, ça lui prend deux fois plus de temps qu’un autre enfant". "Le weekend, il passerait entre 15 et 20 heures à faire ses devoirs, ce qui est complètement inacceptable. Malgré tous les diagnostics médicaux, tous les bilans qu’on a pu faire, les aménagements demandés dans les établissements scolaires, ce n’est pas pris en compte par la plupart des enseignants. Ils considèrent que nous, parents d’un enfant avec un TDAH (Trouble déficit de l'attention/hyperactivité, ndr), qu’il soit léger ou très prononcé, nous ne sommes pas des parents d’un enfant qui possède un trouble. Nous sommes de mauvais parents, pas capables d‘éduquer correctement un enfant."

100% Bachelot avec A.B.