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Brousse, présidente association "La Voix de L’Enfant" : "Il faut que les mentalités évoluent"

Aujourd'hui se tient le procès d'un homme de 28 ans, jugé pour viol après avoir eu une relation sexuelle sans violence ni contrainte de sa part sur sa partenaire. Ce qui pose problème, c'est que sa partenaire avait 11 ans à l'époque. Ce fait avait relancé le débat sur le consentement d'un enfant et avait poussé à une modification de la loi. Pour en parler ce matin, dans "Apolline Matin" sur RMC et RMC Story, Martine Brousse, présidente association "La Voix de L’Enfant" : 


"On n'a toujours pas réalisé que des magistrats aient pu pensé, il y a cinq ans, qu'une enfant de 11 ans puisse être consentante. C'est un pas en avant pour qu'aucun magistrat ne puisse considérer qu'un enfant puisse être consentant. C'est un grand pas mais il faut aller plus loin. Le problème c'est le recueil des paroles de ces victimes. Il faut une formation pour recevoir ces paroles pour les magistrats et les enquêteurs. Sur les violences contre les enfants, il faut une attention particulière car il y a une espèce d'emprise de ces hommes-là sur leurs victimes. Il faut aller plus loin que 15 ans.