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Les raisons du fiasco européen autour du navire Ocean Viking

Le navire humanitaire “Ocean Viking” est en route vers la France. Le bateau a demandé à pouvoir débarquer 234 migrants dans un port français, faute d’avoir été accepté en Italie. L’affaire fait l’objet d’un bras de fer entre Rome et Paris. Pour comprendre, il faut remonter au départ de cette odyssée. Le bateau de l’association SOS Méditerranée a recueilli des migrants en mer entre le 22 et le 26 octobre. Trois opérations de sauvetage au large de la Libye puis trois autres au large de Malte.


Comme le droit maritime le prévoit, le capitaine du navire à contacter le port le plus proche qui se trouve être en Lybie. Mais comme ils le font systématiquement, les Libyens n’ont pas répondu. Et quand bien même auraient ils accepté, on n’imagine pas des humanitaires ramener en Libye des gens qui fuient ce pays après y avoir souvent subi le pire. Faute de réponse libyenne, le navire contacte Malte, pays membre de l’Union européenne. Les autorités maltaises se sont abstenues de répondre, comme elles le font de plus en plus souvent. Faute de réponse maltaise, le capitaine a alors contacté l'Italie qui n’a pas non plus donné d’autorisation.


La demande a été répétée le lendemain puis les jours suivants. Sans succès. Il y a plus d’une semaine, le bateau a élargi sa demande d’assistance à la Grèce, à l'Espagne et à la France. Aucun de ces trois pays n’a donné de réponse. Cela fait donc maintenant 18 jours que ce bateau est en mer avec plus de 200 migrants, et on est donc à six pays dont l’Italie et la France qui ont choisi de faire la sourde oreille aux demandes d'accueil.