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Dans l'affaire Théo, l'IGPN privilégie la thèse de l'accident: "je crains d'éventuelles émeutes"

D'après ses premières constatations, selon RTL et LCI, l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) estime que le coup porté à Théo par le policier n'avait sans doute pas de caractère intentionnel. Inconcevable pour Nadia, auditrice des Grandes Gueules.

Les enquêteurs de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) ont récemment transmis à la juge d'instruction chargée de l'enquête sur l'interpellation violente du jeune Théo leur premier rapport d'investigations. Et, après visionnage des images de vidéosurveillance, selon RTL et LCI, "la police des polices" note "un accident réel", qui a occasionné une blessure dont personne ne peut minorer la gravité. Elle écarte cependant la thèse d'un "viol délibéré" car estime que l'auteur du coup de matraque controversé n'avait aucune intention de pénétration. Des conclusions incompréhensibles pour Nadia, auditrice des Grandes Gueules.

"Pour moi, c'est clair: ça ne peut pas être un accident, déclare-t-elle. Comment peut-on dire que c'est un accident? Mais comment ont-ils fait pour transpercer une première épaisseur (le jogging) et ensuite une seconde (le caleçon) et aller dans un orifice interne jusqu'à hauteur de dix centimètres? Et comment, si c'est un accident, expliquer les dégâts causés, à savoir la déchirure d'un muscle sphinctérien. Très sincèrement j'ai beaucoup de mal à y croire".

"On parle d'une opération assez lourde, de l'éventuelle pose d'un anus artificiel, rappelle-t-elle. C'est un garçon qui va vivre avec des séquelles à vie". "Je ne remets pas du tout en cause l'intégrité de l'IGPN mais je pense qu'ils cherchent à atténuer les choses, estime encore Nadia. Dès lors, je crains d'éventuelles révoltes, d'éventuelles émeutes. Et puis il faut prendre en compte tout le cheminement. C’est-à-dire qu'avant d'en arriver à cette violence physique extrême, il y a eu une violence verbale, des injures du style 'bamboula' etc. Et cette violence n'a dû que monter crescendo jusqu'à déraper".

M.R avec Les Grandes Gueules