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Elevage de poules dénoncé par L214: "A cause des mouches, on ne mange pas dehors"

Gaël, un auditeur de RMC est un riverain de l'élevage de poules épinglé par l'association L214 qui a diffusé une vidéo montrant des cadavres d'animaux dans les cages. Il a témoigné dans les Grandes Gueules jeudi des conditions de saleté avec lesquelles les habitants doivent composer.

C'est avec les odeurs et les mouches que les riverains du Gaec du Perrat doivent vivre. Dans une vidéo de l'association L214, on voit dans cet élevage de poules des animaux s'entasser sur des cadavres momifiés ou encore le sol du hangar jonché d'asticots. Gaël, habitant de la commune voisine de Fareins fait partie d'une association qui s'était mobilisée.

"C'est une véritable catastrophe, ça fait deux étés qu'on ne peut pas manger dehors à cause des mouches, qu'on est obligés de mettre des moustiquaires à toutes les fenêtres", explique-t-il.

Une situation face à laquelle les autorités avaient été alertées. La préfecture de l'Ain avait pris plusieurs arrêtés contre l'élevage. L'un d'eux datant du 6 janvier dernier indiquait qu'une inspection avait constaté "la présence importante de mouches", "de larves dans le hangar" et une "accumulation de fientes". "L'association s'est montée pour dénoncer tout ça, ils avaient demandé à ce qu'il y ait des installations qui soient faites pour endiguer ce problème de mouches mais jusqu'à présent il n'y a rien eu de nouveau", poursuit Gaël.

La vidéo "va faire bouger les choses"

Depuis la diffusion de la vidéo, l'entreprise Matines, première marque française d'oeufs a décidé de cesser de s'approvisionner dans cet élevage. Gaël s'interroge sur l'inaction des autorités malgré les arrêtés pris.

"Je pense qu'au niveau des œufs qui sont achetés derrière c'est quand même une grosse société. Deux trois communes de campagne comme ça qui se plaignent juste pour des mouches ils ont dû dire, on ne va pas s'embêter avec ça. Mais là L214 s'en mêle, ça va faire bouger les choses", espère-t-il.

Philippe, un autre auditeur, éleveur de 157.000 poules dans l'Isère tient toutefois à défendre sa profession. "Je n'ai pas des cadavres qui s'entassent dans mon bâtiment. Il faut arrêter de dire que les producteurs français produisent de la merde et mettent de la merde dans l'assiette des consommateurs. Le premier consommateur de nos productions, c'est nous."

Carole Blanchard avec les Grandes Gueules