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Fléau du crack à Paris: Rachida Dati tacle la mairie sur RMC

La maire du VIIe arrondissement de Paris estime ce mercredi lors des "Grandes Gueules" que la mairie de la capitale n'en fait pas assez en matière de lutte contre les addictions et pour régler le problème de la "colline de crack" dans le nord de la capitale.

Rachida Dati est en campagne. La maire du VIIe arrondissement de Paris vise l’investiture des Républicains en vue des élections municipales de 2020, et vise la mairie de la capitale.

Elle multiplie les apparitions dans les médias pour présenter les mesures qu’elle compte entreprendre si elle était. Propreté, sécurité, transports… L’ancienne Garde des Sceaux a abordé de nombreux sujets ce mercredi dans Les Grandes Gueules sur RMC.

Elle a notamment évoqué le sujet épineux de la consommation du crack dans le Nord de la ville. Cette drogue dite “du pauvre” fait des ravages alors que de nombreux toxicomanes errent dans les environs de la porte de la Chapelle où ils se rassemblent dans un lieu communément appelé “colline du crack”.

"Quand j'y suis allé, une femme y avait accouché sur place totalement sous crack"

De nombreuses questions de santé et sécurité en découlent, et la maire du VIIe assure s’y être rendue pour mieux comprendre le problème.

"Aucun élu n'est jamais allé. Quand j'y suis allé une femme femme y avait accouché là-bas sur place totalement sous crack. J'ai discuté avec tout le monde. Des gens désespérés, des gens malades... Et vous savez ce que c'est la réponse de la mairie de Paris? Un bus de crack", ironise-t-elle.

"Rien n'est fait dans la lutte contre les addictions, c'est là qu'on doit mettre les moyens"

Un projet avait en effet été évoqué dans le projet du "plan crack" de la ville en août 2018. Fin mai 2019, un plan à 9 millions d'euros a d'ailleurs été signé avec les 5 acteurs majeurs (préfecture de région, de police, Ville, ARS, agence ministérielle de lutte contre les drogues), avec en point d'orgue d'autres mesures que le bus évoqué par Rachida Dati. 

"Les lésions de la toxicomanie sont irréversibles. J'aurais voulu qu'on fasse comme à Strasbourg, qu'on essaye de les sortir de leurs addictions avec un plan médical. Rien n'est fait dans la lutte contre les addictions, c'est là qu'on doit mettre les moyens. Pour sortir les gens de leurs addictions rien n'est fait. C'est une réalité."
James Abbott