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"Ils s'en lavent les mains!": le coup de gueule d'Alain Marschall contre l'inaction des plateformes de réseaux sociaux

Dans les GG ce mardi, Alain Marschall regrette que les hébergeurs ne soient pas responsabilisés de leurs contenus haineux en ligne qui peuvent parfois conduire au drame.

La question de l’anonymat sur les réseaux sociaux est revenue sur le front de l’actualité à la suite de l’attentat islamiste de vendredi à Conflans-Sainte-Honorine. Un professeur a été décapité pour avoir montré des caricatures du prophète Mahomet durant un cours sur la liberté d’expression. L’assaillant avait été informé sur les réseaux sociaux de cette histoire et du cyber-harcèlement visant le professeur en question a conduit à la tragédie.

Les patrons des branches françaises des réseaux sociaux et des plateformes étaient convoqués mardi par la ministre déléguée à la citoyenneté, Marlène Schiappa, dans le cadre de la "lutte contre le cyber-islamisme". Une lutte qui semble compliquée alors que le harcèlement sur les réseaux sociaux est un problème de longue date, et les solutions apportées n’apportent que peu de résultats.

"Ce qui est énervant là-dedans c’est que finalement, les hébergeurs, ils s’en lavent les mains"

Le présentateur des Grandes Gueules Alain Marschall s’en est ému ce mardi sur RMC et regrette leur inaction.

"On est tous fervents défenseurs de la liberté d’expression. Mais on voit bien qu’aujourd’hui elle est à deux vitesses. Il y a ceux qui l’utilisent et ceux qui la subissent. Si tu la subis tu peux bloquer à tour de bras, mais c’est sans fin. A un moment tu te dis, c’est juste une opinion émise qui fait qu’aujourd’hui je reçois un torrent de boue. Tu te demandes qui est derrière ces pseudonymes. Parfois le mal se fait, et c’est trop tard.
Ce qui est énervant là-dedans c’est que finalement, les hébergeurs, ils s’en lavent les mains, et qu’à aucun moment ils sont responsables. Moi je suis responsable dans les GG, ma boîte est responsable, et on peut aller jusqu’au pénal, et on a déjà été attaqué (en justice). Seulement, nous on est responsables et on se fait insulter à longueur de temps.
J’en ai assez que les réseaux sociaux me profilent pour me vendre de la pub mais ne soient pas responsables quand à longueur de journée je me fais traiter, on met aussi parfois mon adresse, le début de mon numéro… Oui à la liberté d’expression mais j’aimerais bien qu’elle soit suivie par tout le monde avec le visage et avec le nom."
J.A.