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Législatives: "juppéiste, je me sens plus proche de Macron que les énergumènes Wauquiez ou Ciotti"

Le maire (LR) de Bordeaux, Alain Juppé, a déclaré mardi qu'il ne s'inscrivait pas dans la logique d'une "obstruction systématique et d'une opposition frontale" au gouvernement Macron si jamais Les Républicains et l'UDI n'obtenaient pas la majorité absolue aux législatives. Une position défendue par Dominique, électeur juppéiste de la première heure.

"Certains évoquent l'hypothèse d'une majorité absolue (de l'alliance LR-UDI, NDLR) qui amènerait à une situation de cohabitation. Si tel n'était pas le cas, il faudrait évidemment que chacun prenne ses responsabilités. Pour ma part, je ne suis pas dans l'état d'esprit d'une obstruction systématique et d'une opposition frontale" à un gouvernement de la majorité présidentielle, a déclaré ce mardi Alain Juppé à la presse avant la tenue d'un conseil municipal. Et le maire Les Républicains d'ajouter: "Ce sont les électeurs qui décideront".

"Les programmes de Macron et Juppé ne sont pas si différents que cela"

"Je dis banco, s'enthousiasme Dominique, 46 ans, auditeur des Grandes Gueules. Je suis juppéiste, j'ai voté pour lui à la primaire parce que je me considère comme étant de centre-droit. Mais, honnêtement, si on y regarde de plus près, les programmes de Macron et Juppé ne sont pas si différents que cela. Je me sens beaucoup plus proche de quelqu'un comme Macron plutôt que la bande d'énergumènes que l'on a actuellement chez Les Républicains que sont Wauquiez, Ciotti et autre Darmanin. Eux représentent une droite très, très dure. Pour moi, il n'y a donc pas photo".

"J'ai toujours appelé de mes vœux un rapprochement au niveau du centre, ajoute-t-il. Au lendemain de la primaire, j'avais estimé que le programme de Fillon n'était pas applicable parce qu'il était trop dur. On voit d'ailleurs qu'il a complètement été abandonné pour le programme des élections législatives. Ça veut bien dire que ce programme était une impasse pour Les Républicains. Malgré tout, on est obligés de repartir sur des bases nouvelles".

"Les premiers jours me plaisent"

"J'ai voté pour Fillon au premier tour de l'élection présidentielle parce que je ne voulais pas qu'il y ait une 'macronite aiguë'. Au second tour, je n'ai pas voté pour Macron parce que j'avais un problème de confiance en lui. Pour l'instant, on ne sait pas ce que ça va donner mais les premiers jours, les premiers gages m'interpellent et me plaisent", assure Dominique.

A tel point qu'il pourrait soutenir un candidat de la République en marche aux législatives. "Le maire de Bonifacio devrait prendre l'investiture En Marche! pour cette élection et, à l'heure actuelle, c'est vers lui que je me dirige. C'est lui qui sera le plus proche de ce que je pense".

M.R avec Les Grandes Gueules