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"Pendant le confinement, on a vécu quelques semaines nord-coréennes à Paris": passe d'armes entre Charles Consigny et Emmanuel Grégoire

L'avocat des "GG" a notamment reproché au premier adjoint à la mairie de Paris d'avoir fermé certains grands axes de la capitale à la circulation.

Il fait partie des nombreux détracteurs de la maire de Paris Anne Hidalgo. Charles Consigny, avocat et chroniqueur des Grandes Gueules a profité de la présence du premier adjoint de la maire de Paris, Emmanuel Grégoire, dans le Grand Oral, pour dénoncer la politique des transports au sein de la capitale.

“Vous avez pris des décisions très radicales à Paris. Des décisions qui ont été prises à l’occasion du Covid presque grâce au Covid. Par exemple, vous avez fermé la rue de Rivoli complètement aux voitures. 
Moi, j’ai trouvé que c’était une atteinte fondamentale à la liberté de circuler des gens puisque du jour au lendemain, une des principales rue de Paris, ne peut plus être empruntée en voiture, en moto, en scooter. Vous prenez comme ça des décisions qui sont, à mon avis, très dures, attentatoires aux libertés au prétexte de l’écologie”, affirme l’avocat qui se permet par la même occasion, de lui demander s’il est sur la même ligne que la maire de Paris.

"C'était une bonne idée"

Une attaque à laquelle Emmanuel Grégoire a répondu en affirmant notamment que "faire des choix courageux est toujours difficile, les assumer en fait partie".

“C’est une décision personnelle de la maire de Paris liée à un contexte particulier. Il a été fait le choix de rééquilibrer cet axe structurant de traverse de Paris au profit de mobilité en vélo, parce que nous défendons ça. C’est un projet politique assumé. 
La fermeture de la rue de Rivoli, bien sûr que ça crée des contraintes. Mais c’est aussi devenu une des pistes cyclables les plus fréquentées au monde. J’ai une lecture assez simple, c’est qu’une bonne idée se mesure au succès d’usage. Quand vous faîtes une piste cyclable et qu’elle devient une des plus fréquentées au monde, on peut tourner la chose dans tous les sens, c’est une bonne idée”, assure-t-il.

Il précise par ailleurs qu’il n’y aura pas de retour en arrière puisque les corona-pistes ont pour vocation de devenir des pistes pérennes. Une décision qui ne semble pas ravir Charles Consigny qui s’est livré à une comparaison osée. 

“Il faut choisir entre si on préfère marcher dans une rue de New York ou de Pyongyang et vous vous avez choisi l’approche de Pyongyang. Pendant le confinement, on a connu, même si ce n’est pas entièrement de votre faute, les magasins fermés, les restaurants fermés, le papier pour sortir, le couvre-feu à 18h et tout le monde à vélo. On a vécu quelques semaines nord-coréennes”, ironise l’avocat. 
Guillaume Descours