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Vidéo d'un cerf pourchassé lors d'une chasse à courre: "Il n’y a rien de barbare, c’est la loi de la nature", assure le président de la fédération des chasseurs de l'Oise

TEMOIGNAGE RMC - La vidéo d'un cerf poursuivi lors d'une chasse à courre relance le débat sur cette activité. Accusé de sauvagerie, les chasseurs se défendent.

C’est une vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux. Filmée par des amateurs, on y voit un cerf être la proie d’une chasse à courre. Il est pourchassé jusqu’à la ville de Compiègne. L’animal tente de fuir, très fatigué. Finalement il réussira à se reposer avant de rejoindre la forêt, deux heures plus tard.

"Les textes de loi ont été respectés à la lettre"

Cette vidéo a choqué de nombreux internautes qui parlent de maltraitance et souhaitent l’arrêt de la chasse à courre. Mais les chasseurs, eux, se défendent. "Pourquoi voulez-vous arrêtez la chasse à courre?, s’étonne Guy Harlé d’Ophove, le président de la fédération des chasseurs de l’Oise dans les Grandes Gueules. Sur quels motifs, sur quel critère moral?".

"Il n’y a rien de barbare, c’est la loi de la nature. En ce qui concerne l’évènement de Compiègne, qui est en train de faire un buzz que je ne comprends pas, c’est un non évènement, assure-t-il. Un cerf a été chassé pendant plus de 25 kilomètres puis s’est retrouvé dans un camp militaire. Il s’est couché et est reparti ensuite car les textes de loi ont été respectés à la lettre. La chasse a été arrêté et l’animal est reparti. Quel est le problème?".

"Tout le monde trouve ça très naturel de remettre des loups en liberté, là, c’est le même problème"

Pour lui, voir l'animal épuisé après avoir été coursé par une meute de chiens n'est en rien quelque chose de choquant. "L’animal tire la langue. C’est ça qui vous a choqués? Vous savez que tous les animaux tirent la langue quand il fait chaud. C'est comme ça qu'ils régulent leur température".

"C’est naturel car ce sont les chiens qui chassent, rajoute-t-il. Et comme tout le monde trouve ça très naturel de remettre des loups en liberté alors qu’ils bouffent des brebis vivantes, là, c’est le même problème" conclut-il.

Maxime Trouleau