RMC

Pourquoi une taxe sur les produits trop salés est jugée indispensable par les nutritionnistes

A l'image de la taxe soda, des députés veulent instaurer une taxe sur les produits alimentaires trop salés. Indispensable, juge le nutritionniste Arnaud Cocaul, invité ce mercredi de Radio Brunet.

Il est, selon les nutritionnistes, notre ennemi numéro un. Le sel est dans le viseur d'un groupe d'une vingtaine de députés, membres de la commission d'enquête sur l'alimentation industrielle, qui veut instaurer une taxe sur les produits trop salés, à l'image de la taxe soda. Une excellente initiative, selon le nutritionniste Arnaud Cocaul, invité ce mercredi de Radio Brunet. "Entre le sel et le sucre, le plus grand tueur, c'est le sel, explique-t-il. Il faut absolument que les industriels comprennent qu'il faut diminuer la teneur en sel de façon radicale et très rapidement. En 2001, le premier programme nutrition santé préconisait une baisse de la teneur en sel de 25% en 5 ans, ce qui n'a jamais été fait par les industriels de l'agro-alimentaire".

"Il y a 14 millions de Français touchés par l'hyper-tension, et on sait qu'elle dépend en grande partie de notre apport en sel dans notre alimentation, qui est sur-salée actuellement", rappelle le nutritionniste.

"Vous allez payer cher pour de la flotte"

"Le sel vous l'avez partout. Nous sommes entrées dans une alimentation ultra transformée, qui est pratique avec notre mode de vie où on a plus le temps de cuisiner. On veut des produits qui ont du goût, avec une date de consommation limite optimale, donc les industriels mettent du sel parce que ça donne du goût et parce que ça permet d'optimiser la date limite de consommation. Cela permet également de masquer le peu de saveur de votre produit. C'est aussi un moyen pour les industriels de faire payer plus cher leurs produits, tout simplement parce que le sel retient l'eau. Donc vous allez payer cher pour de la flotte".

P. G. avec Eric Brunet