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A Étretat, le ramassage des galets met en péril l'équilibre du site

Après le sable, les galets de la discorde. Le ramassage de souvenirs sur la plage menace l'intégrité du village et le soumet à des risques d'inondation.

La commune d’Etretat (Seine-Maritime) veut sauver ses galets. La célèbre plage au pied des falaises est menacée par le tourisme de masse. Le ramassage de galets, pour emporter un souvenir, provoque un abaissement de la plage.

En cette fin d’été, au plus fort de la saison estivale, ce sont environ 400 kilos de galets qui sont ramassés chaque jour ! De quoi mettre en péril l’équilibre du site. 

Chaque année plus d’un million de personnes visitent Etretat, une commune de 1.300 habitants. Un arrêté est en place depuis plus de 30 ans (1987), interdisant le ramassage de galets. Mais aucune contravention n’a été mise en place jusqu’ici.

"Ce n'est pas un caprice. Quand on dit qu'il ne faut pas enlever de galets c'est qu'ils ont vraiment une fonction"

L’érosion accélérée de la plage, Paulette Hamel l’a observée ces quinze dernières d’années. Depuis trois ans elle milite pour la préservation du site avec le collectif Touche pas à mes galets.

"Maintenant les bateaux sont sur le ciment et pas sur les galets. Sur l'ensemble de la plage c'est une hauteur de deux à trois mètres. Plus de galets ça veut dire qu'avec une tempête et un gros coefficient de marée le village sera inondé. Ce n'est pas un caprice. Quand on dit qu'il ne faut pas enlever de galets c'est qu'ils ont vraiment une fonction." 

A ce rythme, elle craint une disparition de la plage dans les 20 prochaines années

Romain Cluzel (avec James Abbott)