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Crise des urgences: le gouvernement débloque 70 millions d'euros de mesures immédiates

101 services d’urgences étaient en grève vendredi, selon le collectif InterUrgences

Le gouvernement va débloquer 70 millions d'euros de mesures immédiates pour tenter d'apaiser les personnels des services d'urgences mobilisés depuis trois mois, a annoncé vendredi le ministère de la Santé à l'issue d'une réunion avec les représentants du secteur.

Une large part de ce montant (55 millions) sera consacrée à la généralisation et à la revalorisation d'une prime "de risque de 118 euros bruts (100 euros nets mensuels)", versée dès juillet "à tous les professionnels des services d'urgence (hors médecins)", soit 30.000 personnes, a précisé le ministère.

D'autres solutions possibles?

Plusieurs autres solutions étaient avancées. Et notamment, celle, comme au Danemark, de restreindre l'accès aux urgences. Ainsi, à Copenhague, au lieu d’aller directement à l’hôpital, quand vous êtes malade, vous appelez d’abord un infirmier spécialisé, qui se déplace jusqu'à chez vous. Et c’est seulement si votre état de santé le nécessite, qu’il vous envoie aux urgences. Fini l’accès libre. Ce système a fait chuter la fréquentation de 25 %.

Autre solution listée dans les colonnes du Parisien: créer des urgences de ville, par exemple, des cabinets ouverts 24 heures sur 24 avec un médecin généraliste et des infirmiers, où vous pourrez faire des analyses de sang. Là encore, seulement les cas les plus sérieux seraient transférés aux urgences.

De son coté, Patrick Pelloux, le médiatique urgentiste, estime qu’il faudrait mieux se coordonner avec les services sociaux. D'autres, plaident pour faire appel à des médecins militaires qui pourraient aider les urgentistes grâce à leur expérience de terrain.

Dernière idée: mettre en place un nouveau numéro d’appel en plus du 15, accessible en permanence, et qui donne les coordonnés des médecins de garde aux malades.

Caroline Philippe (avec Caroline Petit)