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Crise aux urgences: "Le privé est là pour porter assistance à cette difficulté de prise en charge qu'a le public"

Un mouvement de grève des personnels de santé pour dénoncer notamment un manque de moyens a démarré il y a près de trois mois et touche quelque 95 services partout en France, selon le collectif Inter-Urgences. Lamine Gharbi, président de la Fédération de l'hospitalisation privée était l'invité de la matinale de Jean-Jacques Bourdin.

"On peut faire plus": pour tenter de résoudre la crise des urgences, Lamine Gharbi, président de la Fédération de l'hospitalisation privée appelle à une meilleure coordination privé/public.

"Ils ne savent pas que c'est gratuit dans le privé"

Pour lui, il serait même possible de "doubler le nombre de patients pris en charge aux urgences du privé", pour désengorger les services du public. Avec 50 patients par jour actuellement, le privé pourrait ainsi accueillir jusqu'à 100 patients.

Mais malgré cet appel, les patients sont souvent réticents à se diriger vers les structures d’urgences privées. Une crainte concernant le prix mais pas seulement, pour Lamine Gharbi.

"Ils ne savent pas que c’est gratuit dans le privé. Il y a un autre problème c’est celui de la régulation faite par le centre 15 des pompiers et du Samu. Ils vont avoir tendance et je le regrette, à adresser 95% des patients dans les hôpitaux publics donc c’est dommage. Il faut miser sur la complémentarité public-privé. Le privé est là pour porter assistance à cette difficulté de prise en charge des urgences".

"Créer des lits n’est pas une difficulté pour nous"

La solution pour le président de la Fédération de l'hospitalisation privée réside donc dans la réorientation des patients vers le privé lorsque les services du public sont surchargés.

"Quand le service est surchargé, qu’on sait qu’il y a 7 ou 8 heures d’attente, pourquoi est-ce que l’infirmière n’envoie pas à la clinique la plus proche. (…) Créer des lits n’est pas une difficulté pour nous parce que nous sommes rémunérés à l’activité".
Bourdin Direct (avec Caroline Petit)