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Gaz: "On n’a pas augmenté nos commandes aux Russes" assure Agnès Pannier-Runacher

Dans "Apolline Matin" ce vendredi sur RMC et RMC Story, la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher est revenue sur l’augmentation des réserves de gaz pour l’hiver prochain. En assurant que la France ne commande pas plus de gaz à la Russie.

Plus de gaz en réserve pour passer l’hiver. La Première Elisabeth Borne a annoncé ce jeudi le passage de stocks de 85% à 100%. Avec l’objectif également de parvenir à se passer du gaz russe, dont la France dépend à 17%. "On pourrait faire sans à condition de température et de pression égales, explique la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher dans ‘Apolline Matin’ ce vendredi sur RMC et RMC Story. Nous avons annoncé un objectif supérieur de remplissage de nos stockages stratégiques, de 85% à 100%. Nous garantissons les acheteurs de gaz sur le prix. Sur le gaz naturel liquéfié (GNL), nous sommes en train de nous désensibiliser du gaz russe. Et nous allons installer d’ici fin 2023 un terminal méthanier flottant pour avoir une capacité additionnelle de traitement du GNL. Nous avons déjà deux terminaux qui fonctionnent." Mais à qui la France achète-t-elle son gaz ?

"L’enjeu est de pouvoir se désensibiliser le plus rapidement du gaz russe"

"On achète essentiellement le GNL aux Norvégiens, aux Algériens, aux Espagnols, aux Américains. Les Russes, eux, continuent à livrer dans le cadre de leurs contrats long terme. On n’a pas augmenté nos commandes aux Russes parce que nous avons des contrats long terme, assure Agnès Pannier-Runacher. Ce sont ces contrats que nous utilisons. Il n’y a pas de supplémentaire. Les Russes ont arrêté de vendre du gaz naturel sur le marché libre. Ils continuent à vendre du gaz naturel sur leurs contrats."

"Nous, nous appliquons nos contrats long terme, souligne la ministre de la Transition énergétique. L’enjeu est de pouvoir se désensibiliser le plus rapidement du gaz russe. Avec le prix plus élevé du gaz, les Russes gagnent plus d’argent aujourd’hui. C’est pareil pour le carburant. Avec de quantités plus petites livrées, ils gagnent plus d’argent. Tout l’enjeu est de réduire la dépense de l’Europe avec le gaz russe. La France a une dépense à hauteur de 17%. L’Allemagne et les pays plus proches de la Russie, c’est plus élevé."

Au bout de la chaine, le consommateur sera-t-il encore protégé ces prochains mois ? C’est la volonté du gouvernement, mais cela devra passer par l’Assemblée nationale, où la majorité aura désormais moins de facilité pour faire approuver ses textes. "La Première ministre a annoncé une mesure technique, la prolongation du bouclier sur le gaz à compter du 30 juin, explique Agnès Pannier-Runacher. Le décret le prévoyait jusqu’au 30 juin. Ce sera au projet de loi sur le pouvoir d’achat de définir les conditions d’une prolongation jusqu’à la fin de l’année. Nous avons évidemment des propositions à faire sur ce sujet-là. Notre objectif est de protéger le pouvoir d’achat des Français."

LP