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Les niches fiscales dans le viseur de Gérard Darmanin?

Gérard Darmanin propose de baisser le plafond global des niches fiscales ou les mettre sous conditions de ressources

Gérard Darmanin propose de baisser le plafond global des niches fiscales ou les mettre sous conditions de ressources - -

Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes publics, a émis l'hypothèse d'encadrer les niches fiscales par deux possibilités: baisser le plafond global ou en les mettant sous conditions de ressources.

Dans un entretien accordé au quotidien Le Parisien, Gérard Darmanin propose de baisser le plafond global des niches fiscales ou les mettre sous conditions de ressources "pour qu'elles profitent aux classes moyennes et populaires plutôt qu'aux plus aisés".

Une proposition plébiscitée lors du grand débat national

La réduction des niches fiscales figure parmi les propositions les plus populaires sur le site du "grand débat national", lancé par le gouvernement à la suite du mouvement des "gilets jaunes". Certains internautes appellent à une "remise à plat" des dispositifs en vigueur, afin de ne conserver que "celles qui sont une incitation forte au soutien économique".

Le membre du gouvernement précise ainsi que les niches fiscales représentent 14 milliards d'euros par an et indique qu'elles bénéficient aux 9 % des français les plus riches. Selon la Cour des comptes, près de 450 niches fiscales existent actuellement en France, dont le crédit impôt recherche, l'aide à l'emploi à domicile ou l'abattement fiscal pour les journalistes.

Darmanin toujours opposé au retour de l'ISF

Dans ce même entretien, Gérard Darmanin propose "qu'on envoie chaque année à tous les Français le coût réel des services publics qu'ils ont utilisés, sous la forme d'une simulation personnalisée", pour que chacun prenne "conscience de la façon dont leurs impôts sont employés", explique-t-il, avant de préciser qu'il allait en parler à Emmanuel Macron.

Finalement, l'actuel ministre de l'Action et des Comptes publics a également confirmé qu'il allait rester au gouvernement et maintenu son opposition à l'ISF.

Chloé Cambreling avec AFP