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CPF: un coût de 6,7 milliards d’euros pour les finances publiques

Depuis sa création en 2019, le CPF (compte personnel de formation) a coûté 6,7 milliards d’euros aux finances publiques. Le gouvernement a déposé un amendement pour instaurer une participation des salariés aux frais de formation.

6,7 milliards d’euros: c’est ce qu’a coûté aux finances publiques, depuis sa création en novembre 2019, le compte personnel de formation (CPF).

A cette date, il a remplacé le droit individuel à la formation, et se présente comme un crédit en euros permettant de souscrire facilement à des offres de spécialisation par le biais d’une plate-forme en ligne. Selon le gouvernement, il a généré depuis son ouverture cinq millions d’inscriptions pour un coût de 6,7 milliards d’euros.

Mais le dispositif a généré de nombreux abus voire escroqueries: démarchages téléphoniques abusifs, voire ventes forcées, formations bidons ou de piètre qualité... Le tout aux frais de l’Etat.

D’où l’amendement au projet de loi de finances déposé samedi par le gouvernement visant à instaurer une participation des salariés.

Le démarchage téléphonique déjà interdit

Pour réduire le coût pour les finances publiques du compte personnel de formation, le texte précise que "la participation [du salarié] peut être proportionnelle au coût de la formation dans la limite d’un plafond ou fixée à une somme forfaitaire". Et elle sera demandée à tous les titulaires de compte, hormis les demandeurs d’emploi.

Les conditions plus détaillées, notamment la possibilité de faire financer ce reste à charge par un tiers, seront fixées par décret.

C’est la deuxième salve anti-abus après l’interdiction votée par les députés en octobre du démarchage téléphonique, par SMS et par courriel, des organismes de formation.

Emmanuel Lechypre