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Le télétravail a-t-il de moins en moins la cote?

Les travailleurs des grands pays européens qui le peuvent seraient de moins en moins séduits par l'idée du télétravail selon une étude d'Allianz Trade.

12% seulement des Français souhaitent que leur semaine de travail s’organise principalement autour du télétravail, selon une étude que vient de publier Allianz Trade. C’est une des proportions les plus faibles parmi les grands pays européens, grands pays dans lesquels l’engouement pour le travail à la maison est en train de reculer nettement.

En Allemagne, ils ne sont plus que 20% à vouloir de ce mode de fonctionnement (contre 25% un an plus tôt). En Italie ce chiffre stagne autour de 15%, tandis qu'en France il augmente mais reste à un niveau plus faible (autour de 10%). La tendance est à peu près la même en Italie.

Comment expliquer que le télétravail ait moins la cote?

Les avantages sont toujours mis en avant: la suppression des trajets domicile-travail, la flexibilité horaire et la réduction des coûts de transport. Mais depuis deux ans que le télétravail s’est développé à la faveur de la crise sanitaire, les inconvénients apparaissent de plus en plus nombreux.

Notamment l'absence de contacts qui est vécue comme une difficulté par 28 % des gens, soit deux fois plus que l'an passé, puisqu’on lui impute de moindres promotions et une perte d'apprentissage, créant des inégalités entre ceux qui travaillent à domicile et ceux qui sont sur leur lieu de travail.

Idem pour l'inadaptation de l'espace de travail, ou encore le flou permanent entre activités domestiques et responsabilités professionnelles, qui sont cités par environ 19 % des répondants cette année comme étant un problème, alors qu'ils n'étaient que 9 % à les mettre en avant en 2021.

Emmanuel Lechypre (édité par J.A.)