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Syndicats, primes des commissaires... Quand un ex-policier interpelle un responsable syndical

Les syndicats policiers ne représentent plus les policiers de terrain ? Interpellé sur ce sujet par un ex-policier, ce jeudi dans Bourdin Direct, Jean-Claude Delage, secrétaire général du syndicat Alliance a réfuté la critique, chiffres à l'appui.

Il a participé à la nouvelle manifestation de policiers entre République et les Champs-Élysées, cette nuit. Rodolphe, ancien policier qui a quitté la profession parce qu'en désaccord "notamment avec les syndicats", a directement interpellé Jean-Claude Delage, secrétaire général du syndicat Alliance, ce jeudi dans Bourdin Direct. "Ça fait bien longtemps que ces gens-là qui sont censés représenter la base", dénonce Rodolphe, insistant sur le "censés". Et l'ancien policier de terrain de dénoncer également "la hiérarchie qui se gave de primes sur notre dos".

"J'étais hier soir dans la manifestation, tous les policiers le disent: les commissaires touchent des primes de 10.000 à 80.000 euros par an. Pas pour des résultats, mais pour ce que j'appelle du matraquage fiscal".

"Aujourd'hui les délinquants ont plus de droits que les policiers, et (…) quand vous êtes défendus par une hiérarchie qui ne sort jamais sur le terrain et qui ne connaît pas le terrain, ça ne fonctionne plus".

"10% des policiers vomissent les syndicats"

Jean-Claude Delage, secrétaire général du syndicat de police Alliance, lui a répondu. Les syndicats ne représentent plus les policiers de la base? "85 à 90% des policiers votent aux élections professionnelles et nous avons plus de 45% d'entre eux qui ont voté pour Alliance police nationale, donc dire que les policiers ne se reconnaissent pas dans les organisations syndicales, c'est faux. Il y a peut-être effectivement 10% des policiers qui nous rejettent et qui vomissent sur les syndicats. Mais nous avons le taux de participation aux élections le plus important de la fonction publique. Donc je pense que ce que nous défendons sur le terrain depuis des années semble correspondre aux aspirations des collègues. Après sur les primes, oui, il faut que cela soit revu et que le gâteau soit mieux partagé".

P. Gril avec JJ. Bourdin