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Accord CETA: 204.000 emplois pourraient être supprimés en Europe

Ce mercredi, les députés européens doivent statuer sur l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne, le CETA. Le texte devrait être ratifié par le Parlement européen, en présence du Premier ministre canadien Justin Trudeau.

L'accord économique et commercial global, le CETA, vise à doper les échanges commerciaux de biens et des services entre l'Union européenne et le Canada. Si les députés européens doivent statuer sur cet accord ce mercredi, le texte est controversé. 

Lundi, un rapport publié par Foodwatch dénoncait les "graves entorses" du texte à la Constitution française, notamment sur le principe de précaution. Il pourrait entrer partiellement en vigueur dès le 1er mars en cas de vote favorable.

Pour les défenseurs du CETA, les exportations seraient facilitées par la réductions des taxes douanières notamment dans le secteur de l'agriculture. A la clé, un gain de 12 milliards d'euro par an pour le PIB européen. Le CETA serait "meilleur accord jamais négocié" par l'Union européenne selon ces derniers.

Mais c'est un accord dangereux selon ses détracteurs: il n'y aurait pas assez d'appellations d'origine protégée en France. Pour les fromages par exemple, seuls 28 d'entre eux comme le Camembert ou le Roquefort seraient protégés.

Surtout, c'est la crainte d'une perte de compétitivité des entreprises européennes face aux multinationales canadiennes qui suscite la polémique. Selon ses opposants 204 000 emplois sur le Vieux Continent pourraient être supprimés.

Pour être ratifié définitivement, le CETA doit être validé par les parlements nationaux des membres de l'Union européenne et par plusieurs parlements régionaux.

Julien Chehida avec A.B.