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Afghanistan, talibans et "flux migratoires irréguliers": ce qu'il faut retenir de l'allocution d'Emmanuel Macron

Après la prise de Kaboul par la talibans Emmanuel Macron a promis de ne pas abandonner les Afghans qui ont aidé la France et a annoncé le lancement d'une initiative européenne de lutte contre "les flux migratoires irréguliers"

La France évacue ses derniers ressortissants d'Afghanistan. Emmanuel Macron, qui s'exprimait lundi soir depuis le fort de Brégançon dans le Var où il est en vacances, a promis de ne pas abandonner ceux qui avaient aidé la France et averti les talibans qu'ils feraient "le choix d'une misère sans fin", s'ils optaient pour "l'obscurantisme". Il a également annoncé le lancement d'une initiative européenne de lutte contre "les flux migratoires irréguliers".

Priorité a été donnée à l'évacuation des ressortissants Français encore présents sur place et des Afghans qui ont travaillé pour la France, notamment pendant l'intervention militaire entre 2001 et 2014: "C'est l'honneur de la France à s'y être engagé", a déclaré le président de la République, pour qui "l'Afghanistan ne doit pas redevenir le sanctuaire du terrorisme qu'il a été".

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"L'Europe ne peut pas à elle seule assumer les conséquences de la situation actuelle"

Dans ce contexte, la France entend aussi venir en aide à ceux qui seraient menacés par les talibans comme des journalistes, des défenseurs des droits ou des artistes. Mais le chef de l'Etat est resté flou sur comment les aider, sans préciser s'il s'agissait de rapatriements, d'asile politique ou d'émission de visas.

"L'Europe ne peut pas à elle seule assumer les conséquences de la situation actuelle", estime Emmanuel Macron, d'où un message plus politique : une initiative Européenne à venir pour anticiper une vague migratoire importante, qu'Emmanuel Macron appelle "flux migratoires irréguliers". Plus tôt, le chef de l'Etat avait présidé un Conseil de défense, à la mi-journée, avant de s'entretenir avec la chancelière Allemande Angela Merkel, et le premier ministre Britannique Boris Johnson.

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Paul Barcelonne (avec G.D.)