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Attentat en Allemagne: "Je ne savais pas ce qu'il se passait… Tout le monde paniquait…"

TEMOIGNAGE - Une explosion devant un restaurant du centre-ville d'Ansbach dans le sud de l'Allemagne, qualifiée de "volontaire" par les autorités locales, a fait un mort, l'homme à l'origine de cette détonation, et 12 blessés dimanche soir.

Un jeune homme syrien de 27 ans, dont la demande d'asile avait été refusée, est mort dimanche dans l'explosion de la bombe qu'il portait aux abords d'un festival de musique à Ansbach, en Bavière. Selon la police, douze personnes ont été blessées, dont trois grièvement, dans l'explosion qui a visé la petite ville de 40.000 habitants, au sud de Nuremberg, qui abrite également une base militaire américaine.

Peu avant de déclencher l'explosion devant un restaurant de la ville, l'homme s'est vu refuser l'entrée du festival de musique Ansbach Open qui s'y tenait dimanche, a précisé le ministre de l'Intérieur de la Bavière, Joachim Herrmann, lors d'une conférence de presse. Deux mille personnes ont été évacuées du festival après l'explosion. Parmi eux, il y avait Tomas qui raconte, ce lundi, à RMC ce qu'il a vu.

"J'étais choqué"

"Je me rendais au concert quand, tout à coup, j'ai entendu un grand boum, vraiment très fort, témoigne-t-il. Cela ne faisait pas de doute qu'il s'agissait d'une explosion. Au début, j'étais choqué, je ne savais pas ce qu'il se passait. Je me suis alors mis à courir pour aller voir si des gens n'avaient pas besoin d'aide. Là, j'ai croisé des gens qui revenaient dans ma direction en tentant de s'enfuir. Tout le monde paniquait…"

"Au début, on a cru que c'était une explosion due au gaz, poursuit-il. Ensuite, on m'a dit que c'était un sac à dos qui avait explosé, que quelqu'un s'était fait sauter. Et c'est ce qu'il s'est passé". "Après ce qu'il y a eu vendredi à Munich et hier à Reutlingen, c'est très perturbant de voir que cela peut également se produire dans une petite ville comme Ansbach", atteste encore Tomas. A noter que Joachim Herrmann a expliqué que les autorités cherchaient à vérifier s'il s'agit d'un attentat islamiste. "On ne peut pas exclure que ce soit le cas, a-t-il dit. Le fait qu'il ait voulu attenter à la vie d'autrui plaide en faveur de cette hypothèse".

Maxime Ricard avec Léa Zacharie